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Non-respect par l’Etat des accords signés avec les enseignants : Le Sudes lance l’alerte pour une année scolaire apaisée

accords signés avec les enseignants

Au Sénégal, il y a un déficit structurel de quelque 40 mille enseignants à combler pour un système éducatif viable, fiable et de qualité, permettant de réaliser les Objectifs de développement durable (Odd 4). C’est le constat fait par le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes). Ce dernier a estimé hier que l’école publique sénégalaise est en train de vivre les pires moments de déficit d’enseignants et d’inspecteurs de l’éducation dans tous les cycles d’enseignement. Dans un communiqué, le Sudes dénonce pour le déplorer que «le recours systématique aux classes à double flux, aux classes multi grades, aux réductions horaires et à la fermeture de classes faute de maîtres sont aux antipodes de toute perspective d’atteinte d’une éducation publique de qualité de dix ans pour tous».

Pour le Sudes, la prolifération continue des abris provisoires dans tous les cycles, le déficit d’infrastructures d’accueil, notamment dans les universités publiques, constituent un autre facteur «aggravant» de la situation qu’il qualifie de lamentable du service public de l’éducation. «Au total, il y a là les germes d’un crime contre le futur de la Nation», ajoutent Amadou Diaouné, secrétaire général du Sudes, et ses camarades.
En effet pour ces syndicalistes, il y a en œuvre une politique de marginalisation de l’école pu­blique. Ainsi, de l’analyse des membres du Sudes, il ressort que le taux de croissance économique de plus de 6% par an depuis cinq à six ans n’a aucun impact positif sur le système éducatif.

En plus de ce qui a été dressé un peu plus haut, ces syndicalistes rappellent également le non-respect des accords signés par l’Etat en 2014 avec les syndicats d’enseignants. D’après eux, il reste toujours des points d’accord fondamentaux qui ne sont pas encore matérialisés. Il s’agit, entre autres, de la question relative à la fin des lenteurs administratives par la mise en place du dispositif de dématérialisation de la gestion des carrières des agents de l’Etat, l’ouverture de négociations sérieuses sur la révision du système de rémunération et de motivation des agents de la fonction publique, la mise à disposition de parcelles viabilisées. «Il s’y ajoute enfin l’ostracisme systématique du gouvernement, particulièrement des ministres de l’Education nationale Mamadou Talla, et de la Fonction publique Mariama Sarr, à l’encontre des syndicats dits non représentatifs, qui constitue un autre facteur aggravant de la crise qui couve dans le secteur public de l’éducation», fustigent-ils.

Compte tenu de tout cela, le Sudes exige l’ouverture sans délai des négociations avec le gouvernement. Il prend le gouvernement pour responsable des perturbations prochaines, tout en invitant ses militants à observer rigoureusement les mots d’ordre de lutte.

 

 

 

 

 

lequotidien.sn

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Written by Fama

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