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Financement de l’éducation : L’Afd veut gérer les fonds levés au Sénégal par le Partenariat mondial

Crise scolaire/UNESCO-Sénégal/Formation/Afd/UNESCO-Education/RSE Sewa/langues étrangères et les langues africaines/Hausse des frais d'inscription aux examens du CFEE et du BFEM/Alphabétisation et de formation professionnelle/Unesco donne une mauvaise note à l’Afrique/UNESCO dénonce l'absentéisme des enseignan/élèves du primaire ne maîtrisent pas la lecture et le calcul

L’Agence française de développement (Afd) veut être l’Agent partenaire du Sénégal pour se voir déléguer la gestion des fonds à lever au niveau de la troisième rencontre internationale de financement du Partenariat mondial pour l’éducation. L’Afd, qui fête, cette année, ses 75 ans, a actuellement, au Sénégal, un portefeuille de projets de 64 millions d’euros (plus de 40 milliards de FCfa) dans le domaine de l’éducation.

Rencontre phare de ce début d’année 2018 au Sénégal, la troisième Conférence du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) a pour but de mobiliser 3,1 milliards de dollars, soit plus de 1.550 milliards de FCfa. Cette enveloppe financière permettra de prendre en charge les besoins de l’éducation mondiale de 2018 à 2020. Chaque pays bénéficiaire d’une partie de cet argent, qu’il devra investir dans ses politiques publiques, sera accompagné par une agence ou un partenaire technique.

L’Agence française de développement (Afd) veut ainsi être l’Agent partenaire du Sénégal pour se voir déléguer la gestion des fonds à lever au niveau de la troisième rencontre internationale de financement du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) prévue le 2 février prochain à Diamniadio, en présence des présidents Macky Sall et Emmanuel Macron. « Une fois les fonds levés, c’est le pays qui choisit le partenaire technique et financier avec lequel il compte travailler », a assuré Marie-Pierre Nicollet, directrice Transition démographique et sociale de l’Afd.

Après, c’est tout un processus de validation de ce choix au niveau du Pme ainsi que des autres partenaires. « Comme nous avons accompagné le Sénégal auparavant à lever des fonds au niveau du Pme et à en gérer une partie, nous sommes aussi candidat cette fois-ci », a-t-elle réitéré.

Bras technique de la coopération française, l’Afd intervient au Sénégal depuis une dizaine d’années dans l’éducation. Ainsi, en marge de l’organisation de cette troisième Conférence mondiale du Pme, la directrice de l’Afd au Sénégal, Laurence Hart, en compagnie de Marie-Pierre Nicollet, a tenu à faire une rencontre de partage sur leurs activités au Sénégal. C’est tout le long du continuum de l’éducation, du préscolaire à l’enseignement supérieur en passant par l’éducation de base et la formation professionnelle, que l’Afd apporte son soutien.

Parmi les projets phares soutenus au Sénégal dans le domaine de l’éducation, il y a le programme Appui à l’enseignement moyen (Adem). Un programme de construction et de réhabilitation de 17 Collèges d’enseignement moyen (Cem) à Dakar et dans sa banlieue. « Un programme qui sera arrimé à la nouvelle orientation vers les sciences et techniques voulue par le ministère de l’Education nationale », selon son coordonnateur, Pape Sène.

A côté de l’Adem, il y a le Programme d’appui à l’éducation de base en Casamance (Paebca). Il vise, selon son coordonnateur, à résorber le taux des abris provisoires dans les régions de Sédhiou et de Ziguinchor, ainsi que le renforcement des compétences techniques du personnel enseignant de cette zone.

Oumar NDIAYE

…LA SOCIÉTÉ CIVILE POUR UNE AUGMENTATION DES RESSOURCES DOMESTIQUES
La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), la Campagne mondiale pour l’éducation (Gce) et le Réseau africain de campagne pour l’éducation pour tous (Ancefa) préparent activement la 3ème Conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation (Pme). Ces organisations ont tenu, hier, la Journée internationale de la société civile pour affiner une position commune sur l’orientation du financement dans le secteur de l’éducation.

Selon le coordonnateur national de la Cosydep, Cheikh Mbow, certains Etats ont fait des efforts importants dans le domaine de l’éducation. « Mais, nous estimons qu’ils peuvent mieux faire, s’ils veulent faire de l’éducation une réalité », a-t-il indiqué, demandant aussi aux bailleurs de respecter leurs engagements.

« De manière générale, nous pensons que la solution la plus durable qui permet de faire de l’éducation une question de souveraineté, c’est d’augmenter les ressources domestiques », a dit M. Mbow. Il a expliqué que certains pays comme le Sénégal injectent des sommes importantes dans l’éducation. « Cependant, il y a des défis à relever, parce que cette enveloppe doit permettre, entre autres, de résoudre les questions des enseignants et de la qualité des enseignements. Ce qui n’est pas souvent le cas », a soutenu le coordonnateur de la Cosydep qui a précisé qu’une chose est d’avoir des financements et une autre de « pouvoir garantir l’orientation équitable de ces ressources dans la perspective de résoudre tous les problèmes qui peuvent plomber la qualité du système éducatif ».

Pour la présidente du Conseil d’administration de la Campagne mondiale pour l’éducation, Monique Fouilhoux, cette rencontre sera une belle opportunité de mettre la pression sur les Etats et les bailleurs de fonds, pour qu’ils financent davantage l’éducation. Elle a assuré que le partenariat aidera les pays qui acceptent de mettre plus de moyens dans le système éducatif mais surtout respectent le critère d’égalité, c’est-à-dire faire en sorte que les filles bénéficient des mêmes enseignements que les garçons.

La présidente de la Campagne mondiale pour l’éducation, Camilla Crojo, a, pour sa part, estimé que la Conférence de reconstitution des ressources du Pme sera un tournant dans le secteur de l’éducation. A l’en croire, c’est une occasion offerte aux acteurs de la société de différents pays du monde de faire le plaidoyer, afin qu’il y ait plus de moyens pour un système éducatif équitable. « Nous allons, dans ce sens, faire en sorte que les décideurs mettent beaucoup plus de ressources dans l’éducation pour permettre à tous les enfants d’étudier dans des conditions adéquates », a-t-elle souligné.

Cheikh Mbow a rappelé que l’Agenda 2030 recommande aux Etats de consacrer entre 15 et 20% de leur budget national à l’éducation.

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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