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Agri Tech 2018 : Dakar accueille la première édition ce Jeudi 27 septembre

Selon une étude du cabinet BearingPoint, l’utilisation d’applications mobiles, notamment, pourrait apporter davantage d’efficacité à l’agriculture africaine. D’ici à 2050, la population africaine sera passée de 1,2 à plus de 2,5 milliards d’habitants. L’enjeu majeur sera de nourrir deux fois plus d’Africains, alors que l’agriculture sur le continent est cinq à six fois moins productive que la moyenne mondiale. Aujourd’hui encore, l’insécurité alimentaire sévit dans de nombreux pays. Mais les solutions apportées par les nouvelles technologies pourraient changer la donne, selon une étude du cabinet Bearing Point intitulée « Le nouvel or vert de l’Afrique ». A l’heure actuelle, la plus grande partie de la nourriture consommée en Afrique provient de 250 millions de petites exploitations familiales disposant de faibles moyens. La filière agricole est tellement peu organisée que 40 à 70 % des récoltes sont jetées, faute de lisibilité de l’offre et de la demande : par exemple, les meuniers n’achètent qu’une partie des productions car ils doutent pouvoir vendre à l’échelon suivant. La plupart des pays africains sont donc contraints d’importer du riz, du maïs ou du blé pour combler ce manque. Ainsi, en Côte d’Ivoire, bien que les riziculteurs produisent l’équivalent de ce que la population consomme, 50 % du riz consommé est importé d’Asie. BearingPoint Une aberration qui pourrait être résolue par la mise en place d’une plateforme numérique, plaide Jean-Michel Huet, associé chargé du développement international et de l’Afrique chez BearingPoint. En réunissant tous les acteurs du secteur, celle-ci, conçue par exemple sous la forme d’une application mobile, encouragerait la circulation de l’information, rassurerait les acheteurs sur les possibilités d’écoulement et permettrait au monde paysan de vendre l’intégralité de sa production. Des revenus multipliés par deux A la clé, les agriculteurs pourraient multiplier par deux leurs rentrées d’argent. En Afrique, ceux-ci gagnent en moyenne entre 800 et 950 euros par an. « Ce doublement permettrait à cette catégorie de la population de passer du groupe des 60 % d’Africains les plus pauvres au début de la classe moyenne », souligne l’associé du cabinet européen. Cette augmentation des revenus autoriserait du même coup l’exploitant à acheter des services supplémentaires qui viendraient accroître sa productivité. La plateforme permettrait également de proposer des biens et des services aux agriculteurs, des produits bancaires aux assurances en passant les intrants agricoles. « Grâce à la plateforme, un assureur a accès à M. Untel, propriétaire de X hectares de riz, et à ses coordonnées. Il lui fait une offre, que M. Untel peut payer par paiement mobile, et il fait sa prospection comme ça », illustre Jean-Michel Huet. BearingPoint Déjà, des modèles sectoriels d’intégration numérique commencent à se mettre en place de façon ponctuelle. Ainsi, au Nigeria, l’ONG Convention on Business Integrity s’est associée avec une banque, en octobre 2018, pour lancer une plateforme numérique à destination des producteurs de maïs. Grâce à l’application mobile SAP Rural Sourcing Management, les acteurs de la filière échangent des informations, de l’agriculteur jusqu’au transformateur. Pour l’instant, 50 000 agriculteurs sont impliqués. « Résultat : ils vendent 100 % de leur production depuis novembre », affirme Jean-Michel Huet. Les plateformes numériques ne sont pas le seul modèle pertinent. Ainsi, le Centre international d’agriculture tropicale (CIAT) a lancé en 2009 un Service d’information des sols africains (AfSIS) dont l’objectif est de dresser une cartographie numérique à l’échelle du continent. Par la combinaison de l’imagerie satellite et de la spectroscopie infrarouge, auxquelles s’est depuis ajouté le drone agricole, l’AfSIS appuie les politiques gouvernementales et aide les ONG à promouvoir les types d’agriculture les plus adaptés aux territoires. Plusieurs obstacles se dressent Mais si quelques pistes s’esquissent, l’alliance entre l’agriculture et le numérique est encore à inventer. « On parle de grosses transformations, cela ne sera pas facile », concède Jean-Michel Huet. Plusieurs obstacles se dressent, comme l’accès à Internet, qui demeure faible en Afrique, ou le taux élevé d’analphabétisme. Malgré ces freins, « de plus en plus d’entreprises privées commencent à investir grâce au bouche-à-oreille », rapporte l’analyste. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Une « révolution verte » en Afrique grâce à la blockchain ? BearingPoint a simulé l’impact des plateformes numériques sur l’ensemble de l’économie africaine d’ici à 2050, selon quatre scénarios. Dans le plus pessimiste, l’effet est marginal : le temps de développement de l’innovation est long, au point que seuls 5 % des petits agriculteurs finissent par l’adopter. Selon le scénario le plus optimiste, peu d’acteurs s’engagent au départ, mais le modèle trouve son rythme en 2030 grâce au bouche-à-oreille, pour finir par toucher 80 % d’agriculteurs en 2050. BearingPoint Le cabinet de conseil estime alors à 350 millions le nombre de petits agriculteurs familiaux qui bénéficieraient d’un revenu de 2 200 euros par an, et à 630 milliards d’euros la contribution de l’agriculture au PIB africain. « Grosso modo, c’est deux fois les revenus du pétrole à euro constant », indique Jean-Michel Huet. L’agriculture Afrique 2050/formation en pilotage de drone

Le 27 septembre 2018 se tiendra la première Sénégal Agri Tech à Jokkolabs (Social change Hub), 41 Voie de dégagement Nord – Dakar (Sénégal).

Cette rencontre autour de startups sénégalaises spécialisées dans le secteur agricole est ouverte au public et réunira quatre-vingt personnes environ. Présentations et panel permettront de mettre en perspective les grands enjeux de l’agriculture en Afrique de l’ouest et les propositions de l’écosystème tech dans ce secteur. Cette action vise à soutenir l’écosystème tech au Sénégal et les Alumni (anciens étudiants) sénégalais de France. Quatre startups sénégalaises Agri tech seront choisies pour participer à l’Agri Startup Summit, qui aura lieu en France du 19 au 23 novembre 2018.

Cette initiative vise la promotion des jeunes entreprises spécialisées dans les technologies appliquées aux filières agricole. A cette occasion, des rencontres entre divers acteurs du secteur sont prévues pour nouer des contacts.

Avec le soutien du ministère de l’agriculture et de l’alimentation français (MAA) et de la région des Pays de Loire, cette rencontre est conjointement organisée par les Services des Ambassades de France au Sénégal et en Côte d’Ivoire, ainsi que Business France, en partenariat avec l’écosystème tech en France (Agri Startup Summit) et au Sénégal, en particulier Yeesal Agri Hub, Jokkolabs et Teranga Tech.

Il s’agit selon les organisateurs, d’un rendez-vous qui leur permettra, « de se connaître un peu plus, de nouer des contacts, mais au-delà, de tester grandeur nature les solutions digitales innovantes pour répondre à des problématiques concrètes de nos agriculteurs africains »

Créé en 2016 au Sénégal, Yeesal Agri Hub est une startup de l’innovation dans l’agriculture. La startup est composée de nombreux jeunes entrepreneurs.  Depuis deux ans, Yeesal Agri hub est donc la première startup de la sous-région à se consacrer uniquement à l’agriculture. La startup s’est donnée pour mission de sensibiliser et de former les jeunes à l’entrepreneuriat agricole à travers une approche durable.

L’objectif est de promouvoir en même temps l’agroécologie et les énergies renouvelables. Yesaal Agrihub met également des informations à la disposition des acteurs agricoles. Depuis sa création, elle a servi de cadre d’opportunités pour des entrepreneurs dans le secteur. Yeesal Agrihub développe également des projets durables à travers les TIC et l’agriculture. Il s’agit en effet de projets qui peuvent améliorer les conditions de vie des populations.

Le tout est parti d’un double constat. Premièrement les jeunes ne sont pas attirés par l’agriculture. Alors que dans le même temps la créativité et l’innovation numérique font aujourd’hui de l’agriculture un secteur attractif.

seneactu.net

Abdourahmane

Written by Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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