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De la reine de Saba à Michelle Obama d’Aoua Bocar Ly TALL : Trois mille cinq cents ans d’histoire de femmes

Cérémonie de dédicace du livre de Ousmane Cissokho

Aoua Bocar Ly Tall a présenté, ce samedi, son livre titré : «De la reine de
Saba à Michelle Obama : Africaines, héroïnes d’hier et d’aujourd’hui à la
lumière de l’œuvre de Cheikh Anta Diop». Un ouvrage qui veut immortaliser
le rôle méconnu des femmes dans l’histoire de l’Afrique.
«Déconstruire» l’idée d’une histoire sans les femmes. C’est le pari de l’auteure
du livre «De la reine de Saba à Michelle Obama : Africaines, héroïnes d’hier et
d’aujourd’hui à la lumière de l’œuvre de Cheikh Anta Diop». Aoua Bocar Ly
Tall dit être inspirée par Cheikh Anta Diop. «C’est un livre écrit selon le fil
d’Ariane de Cheikh Anta Diop, renvoyé de tous les lycées et qui s’est battu pour
l’histoire», révèle-t- elle. Avant d’avancer que les femmes ont bien joué des rôles
dans la communauté des hommes. «Il y a eu des victimes méconnues. Beaucoup
de femmes se sont opposées pour défendre le continent. L’Afrique n’a pas à
apprendre en ce qui concerne la place des femmes dans la société», souligne-t-
elle. En un mot, «c’est un livre qui raconte le parcours d’héroïnes noires», a
résumé Mme Tall, ce samedi à la librairie Harmattan lors de la présentation de
son livre.
La chercheuse, Fatou Sow Sarr, souligne que le livre relate 3500 ans de femmes
de pouvoir. Cela, dans le contexte de la célébration de l’historien Cheikh Anta
Diop qui est pour la réappropriation de l’histoire par les Africains. Pour Mme
Sarr, «le fil de la résistance est tenu par les femmes» qui avaient des manières
différentes d’exercer le pouvoir par rapport aux hommes. En cela, elle martèle
qu’il est question de rétablir la vérité de l’histoire. Fatou Sow Sarr défie les
historiens pour dire que, par exemple, au Sénégal, «la résistance n’a pas
commencé avec Lat Dior. C’est archi-faux, ce n’est pas sérieux». Des noms
comme ceux de l’héroïne Ndaté Yalla…ont été donnés.
Mme Sarr a, par ailleurs, spécifié que le pouvoir, dans les sociétés de matriarcat,
n’est pas forcément exercé par les femmes. Elle donne l’exemple de la société
lébou au Sénégal. Il est étonnant de constater que le pouvoir y est exercé par les
hommes.
Dans le livre, l’auteure partage l’histoire d’une femme, décapitée comme la
berbère Kahina. Dans tous les cas, Fatou Sow Sarr soutient que l’Afrique a plus
de femmes au pouvoir en listant des noms. Elle précise qu’aucune reine n’a
vendu d’esclaves. Fatou Sow Sarr poursuit qu’il faut continuer le travail
d’hommage car il y a encore des héroïnes inconnues. Pour elle, ce projet est
important au moment où le Sénégal s’est lancé dans la réécriture de son Histoire.
Le représentant du directeur du livre, Amadou Ndiaye, indique pour sa part que
le livre est «une contribution qui montre une autre facette de l’histoire». Pour
M. Ndiaye, l’ouvrage est «un support de plus pour l’information et la

formation». Il s’agit, d’après lui de «la vraie histoire racontée par les
Africains».

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