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De nouveaux neurones pour apprendre et oublier

Comment notre cerveau adulte enregistre de nouveaux souvenirs
Neurone (en violet) entouré de synapses (en bleu)

Tout au long de notre vie, des nouveaux neurones renforcent et équilibrent notre mémoire dans notre cerveau. Un phénomène de neurogenèse qui a récemment fait l’objet de débats scientifiques nourris.

Comment notre cerveau adulte, avec son 1,4 kg de matière grise et blanche, est-il capable d’enregistrer tous les jours de nouveaux souvenirs sans finir par exploser en vol ? Une partie de la réponse vient d’être apportée par une équipe japonaise de l’Université de Toyama, dans une étude portant sur le rat. Cela tiendrait à la neurogenèse, cette étonnante capacité du cerveau à développer de nouveaux neurones jusqu’à un âge avancé, notamment dans une structure cruciale pour la formation de nouveaux souvenirs, l’hippocampe, qui ­répond à ce doux nom en ­raison de sa ressemblance morphologique avec le ­petit cheval de mer.

Polémique autour de la neurogenèse

« Cette étude montre que la neurogenèse dans le gyrus denté – dans la partie dorsale de l’hippocampe – permet d’éviter les phénomènes de saturation de la mémoire. Elle joue aussi bien un rôle dans la formation des nouveaux souvenirs que dans l’oubli. La formation continue de neurones dans un cerveau adulte peut être comparée à la fois à une craie pour écrire sur l’ardoise et à une éponge pour l’effacer », s’enthousiasme Pierre-Marie Lledo, directeur du département de Neuroscience à l’Institut Pasteur, dont l’équipe a ­démontré, en 2012, chez la souris, que la neurogenèse du bulbe ­olfactif améliore la précision de la ­mémoire olfactive.

Tous ces travaux chez les rongeurs sont-ils transposables à l’être humain ? La question est d’autant plus cruciale qu’une véritable polémique sur l’existence ou non de la neurogenèse chez l’homme adulte a éclaté au début de 2018. Pour en saisir toute l’importance, revenons un peu en arrière.

Jusqu’à la fin du XXsiècle, le dogme ­imposé par Ramon y Cajal, prix Nobel de médecine en 1906, est que le cerveau ­humain est bien trop complexe pour qu’il puisse se régénérer. Mais une première étude post mortem en 1998 trouve que des cellules se sont bien divisées en nouveaux neurones chez des ­patients ­atteints de cancer, et ce jusqu’à l’âge de 83 ans.

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lemonde.fr

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