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UCAD : Histoire du département d’anglais par le professeur Mamadou KANDJI

département d’anglais

« « « « C’est en 1960 précisément que le département d’anglais est installé dans la faculté des lettres et sc B iences humaines sur une superficie de 4000 m². C’est en cette année même que le département est ouvert. Il était fusionné avec le département d’allemand, certainement les fondateurs avaient à l’esprit les racines germaniques de la langues anglaises. C’est aussi en 1960 que son premier professeur Pierre Martin fut installé, ses premiers étudiants sont inscrits en 1957-1958, ses premières licences furent en 1959 et ses premiers diplômes délivrés en 1960.

En cette même année, le département d’anglais ne comptait que 3 professeur à tremplin : Maurice PAULE (professeur et chef du département, mon maitre), Jacques COLLET (agrégé assistant) et Madame PAULE d’origine anglaise. Arrivèrent ensuite successivement Jean ALAINE, Pierre Barth, Marcel Verley…

Les tout premiers programmes du département d’anglais étaient axés sur trois volets complémentaires :

  • Les études pratiques (la philologie anglaise, la version et l’histoire de la langue anglaise)
  • La littérature très appuyée sur les textes classiques
  • L’histoire littéraire

La littérature africaine n’arrivera au département d’anglais qu’au début des années 70 avec Alain Celrack suivi de Mokhtar Ba et en 1977 de Ndiawar Sarr. Ce sont là les fondateurs des études africaines au département.

A la saveur de la guerre du Biafra 1967-1970, les œuvres des écrivains du Nigéria tenaient le haut du Pavé. Things Fall Apart, 1958de Chinua Achebe, The Interpreters, 1967 de Whole Soyinka, The Raftde John Pepper Clark et en 1974, le département d’anglais invite Whole Soyinka pour une conférence à l’université.

Créer en 1955, l’English Club était conçu pour être un adjuvant des enseignementsmême si au-demeurant ses premiers missions a été dévoyé au fil des générations. La deuxième vague d’enseignant chercheurs recrutés en 1970 et 80 consolidait les fondamentaux des pères fondateurs et diversifiait les enseignements. (Mokhtar Ba, Sédar Diop, Ndiawar Sarr, El hadji Mbengue, agrégé d’anglais, Marieme Sy, Cheikh Amadou Dieng, Ousmane Sy, Oumar Ba moi-même Mamadou KANDJI et tant d’autres.

Cette période était aussi marquée par le programme de coopération d’échanges inter-universitaires piloté par le professeur Ousmane Sène et le Pr Oumar Ndongo. C’était le début de l’Age d’or de la coopération qui se poursuit encore et tant d’autres programmes qui ont permis dans le cadre d’échange à de nombreux étudiants d’intégrer de prestigieuses universités américaines, de s’y enseigner, de s’y former voire de s’y installer. La relève était donc assurée.

Après le départ des professeurs étrangers vers la fin des années 90, leurs places furent récupérées par des collègues sénégalais.

En Américain, le Pr Marieme Sy ensuite Pr Cheikh Amadou Dieng et enfin Pr Oumar Ndongo.

En Africain, le Pr Ndiawar Sarr et aujourd’hui le Pr Gorgui Dieng

En Britannique, le Pr Mamadou KANDJI puis Mamadou Gaye et aujourd’hui le Pr Bathie SAMB.

La quatrième génération est aujourd’hui en train d’assurer la relève. Elle est très bien formée, elle est très professionnelle et a pris la pleine mesure de ses responsabilités. Je vais bientôt conclure mais non sans faire des observations.

Aujourd’hui le département d’anglais compte 10.000 étudiants et 32 enseignants chercheurs permanents sans compter les vacataires. Je suis sûr que les autorités concernées sont conscientes de ce décalage. Ce ratio doit être améliorer. Cette jeune génération a tout de même compris une chose : il n’y a rien de plus valorisant, de plus passionnant que d’être enseignant chercheur.

Plusieurs de nos anciens étudiants ont été nommé à des postes d’ambassadeur, le premier président de l’English club M. Andrés Colbert et d’autres Pr Amadou Dieng, M. Cheikh Niang qui est ambassadeur du Sénégal au Japon, et Babacar Diagne. Certains sont dans la haute finance comme Birima Fall de la Banque Mondiale et tant d’autres hommes et femmes qui se sont distingués dans la vie socio-politique et économique du pays.

En 1990, le département comptait quatre (4) femmes enseignantes : les docteurs Marieme Sy, Genévite Sy, Ginette Ba et Marieme Badiane sur un total de 15 enseignants chercheurs.

Aujourd’hui en 2018, 30 ans après, le département en compte toujours quatre (4) femmes (les docteurs Amy Kebe, Marieme Wane Ly, Khady Tamba et Ndeye Sanou Lo) pour un total de 32 enseignants chercheurs.

Aujourd’hui je le répète, la nouvelle génération porte très haut le flambeau que leurs ont léguer les générations antérieures. Je voudrais vous dire ma très grande estime, ma foi inébranlable en vos compétences et ma paternelle considération.  J’exhorte aussi le département à étudier la possibilité de renforcer les classiques à la base des enseignements car la maitrise des œuvres classiques arme nos étudiants en plus de la culture générale à mieux comprendre les modèles. » » » »

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