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Les diasporas vecteurs du développement, l’exemple du Sénégal

Les 16 et 17 septembre 2021 derniers, des représentants du Liban, du Sénégal et de l’Uruguay se sont retrouvés dans les locaux de l’Académie des sciences d’Outre-Mer à Paris dans le cadre d’un symposium international sur « les diasporas vecteurs du développement ». Ces trois pays comptent d’ailleurs mettre en place une plateforme commune, afin d’amplifier l’apport de leurs diasporas.

Le Sénégal fait partie de la liste des pays dont le développement est en partie financé par sa diaspora. Pour Magatte Sèye, ambassadeur du Sénégal en France, « la diaspora sénégalaise contribue déjà pour près de 13 % du PIB. Dans un autre domaine, la diaspora contribue du point de vue intellectuel, avec l’Université virtuelle du Sénégal, qui est une plateforme extraordinaire, qui permet aujourd’hui au Sénégal d’absorber un flux important d’étudiants et qui permet à la diaspora aussi de contribuer à l’édification d’une communauté intellectuelle et à former nos scientifiques. »

L’apport des diasporas est constitué de la masse des transferts d’argent vers les familles et les communautés, mais aussi de plus en plus aujourd’hui des investissements productifs. Avec bien sûr des difficultés lorsque l’on investit et des réussites en persévérant. Pour le Sénégal, les contributions de la diaspora consistent également à participer à l’université virtuelle, comme le fait Aïssa N’Diaye, notaire, déléguée au Conseil supérieur du notariat pour le pôle Afrique. Pour elle, alors que la diaspora des femmes a toujours existé, on en parle beaucoup plus aujourd’hui.

Les femmes aujourd’hui sont de plus en plus éduquées, on les voit de plus en plus sur la scène économique et politique notamment. Que ce soit les femmes de la diaspora ou les femmes en général, elles ont un rôle très important à jouer, aussi bien dans les pays d’accueil que dans les pays d’origine. La difficulté, c’est qu’il y a très peu d’études et de statistiques qui ont été faites sur l’apport des femmes au sein de la diaspora, mais les femmes de la diaspora ont un rôle primordial et depuis toujours.

Rassurer les membres des diasporas 

Le symposium de Paris était aussi destiné à rassurer les membres des diasporas qui appréhendent les environnements difficiles dans leurs pays d’origine, selon Fodé Sylla, ambassadeur itinérant du Sénégal. 

« Il y a beaucoup de pays qui sont encore réticents à l’idée d’accueillir des diasporas, parce que les membres de ces diasporas ont plein d’idées de démocratie dans la tête – il ne faut pas en avoir peur ! – Et donc, venir ici [à Paris] avec des diplomates, c’est aussi une façon de dire : “aujourd’hui l’Afrique va se doter de moyens pour pouvoir vous accueillir”. Quand on n’a pas les codes, quand on n’a pas un réseau, qu’on arrive et qu’on veut créer le moindre petit business en Afrique, on est souvent découragé, parce qu’on a le sentiment qu’on n’est pas écouté et qu’on n’a pas ce qu’il faut. À nous de mettre tous les éléments en place pour mieux accueillir ces diasporas. »   

Selon l’ambassadeur itinérant du Sénégal, le générique « diaspora » est l’une des façons positives de parler de la question des migrants. Pour résoudre en partie la problématique de la migration économique, Fodé Sylla propose la création d’un Erasmus Europe-Afrique-Monde sur la formation professionnelle et les métiers.

rfi.fr

Written by Fama

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