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Le difficile accès à internet, frein à l’économie en Guinée

difficile accès à internet

Selon un rapport de la Worldwide Broadband Speed League, la Guinée se retrouve avant-dernière du classement en Afrique, en matière de qualité du débit internet. Connexion trop lente et onéreuse, réseau saturé… le difficile accès à internet freine le développement économique du pays.

Surfer sur internet est une vraie galère pour Abdel Aziz. Il doit s’armer de patience ne serait-ce que pour charger une page ou naviguer sur un site. Une connexion lente et qui coûte très cher à ce jeune étudiant.

“Le réseau est très très faible et il est cher. On ne parvient pas à se connecter… rien que pour télécharger une vidéo, cela peut prendre des heures ! Pour l’école, j’achète des passes pour faire mes recherches en histoire et géographie. C’est après que je me rends compte que
c’est un gaspillage aussi”, 
regrette-t-il amer.

D’après le rapport de la Worldwide Broadband Speed League sur la qualité du débit internet dans le monde, la Guinée se retrouve avant-dernier du classement
en Afrique… juste devant la Somalie.

La vitesse de téléchargement y est de seulement 0,65 mégabit par seconde. C’est quasiment moitié moins que ses voisins de l’Afrique de l’Ouest.

” Il n’y a pas de raison pour que la qualité du réseau soit aussi faible en Guinée. ”                                                                                         Amer Sattar, entrepreneur à Conakry

Un faible débit qui freine le développement économique.

Amer Sattar, entrepreneur à Conakry, ne comprend pas un tel retard : “Il n’y a pas de raison pour que la qualité du réseau internet soit aussi faible en Guinée. Beaucoup d’argent a été investi dans le secteur des télécommunications. Une partie de cet argent devrait être réinvesti pour améliorer les infrastructures et l’accès à internet.”

Manque d’infrastructures, réseau saturé… aujourd’hui en Guinée, le haut débit est une denrée rare et les prix des fournisseurs d’accès grimpent.

  ” On risque de fermer l’entreprise”      Bashiru Conte, directeur adjoint d’un cybercafé à Conakry

Bashiru Conte, directeur adjoint d’un cybercafé à Conakry, pense mettre la clé sous la porte : “Avant, le prix de la connexion internet était d’à peu près 6 euros et il est passé à 7 euros ! Malgré cela, la connexion n’est toujours pas bonne, elle est même très faible. Les gens ne viennent plus. On risque de fermer l’entreprise.”

Le gouvernement guinéen qui a rejeté les conclusions du rapport assure que des travaux sont en cours sur les infrastructures pour améliorer le réseau.

tv5monde.com

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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