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Burundi: La jeunesse des pays de l’EAC devrait chercher à améliorer les compétences et non à chercher des diplômes-papiers (INTERVIEW)

EAC

Le Conseil interuniversitaire pour l’Afrique de l’Est (EAC) a ouvert jeudi à Bujumbura sa 9ème rencontre annuelle autour du thème “Leadership transformationnel de l’enseignement supérieur pour renforcer les liens entre les universités et les secteurs publics et privés”.

Au cours de la première journée de cette rencontre de deux jours, le secrétaire exécutif de ce Conseil, le professeur Alexandre Lyambabaje, a fait une présentation dans laquelle il a relevé les principaux défis rencontrés dans ces universités.

“Le plus grand défi à notre avis, c’est le manque de volonté de la jeunesse à apprendre. C’est vrai qu’il y a des enseignants qui doivent donner des cours et c’est vrai aussi qu’il y a des universités qui doivent les encadrer, mais il faut que tout un chacun y mette son sien pour apprendre, pour améliorer les compétences, pour améliorer les qualifications et non pas rechercher les diplômes-papiers comme on a tendance à l’observer actuellement”, a indiqué A. Lyambabaje dans une interview accordée à Xinhua.

Parmi les autres défis que rencontrent les universités, il a relevé la massification caractérisée par des étudiants qui arrivent massivement sans que nécessairement les infrastructures soient à la hauteur et des universités qui ne font pas attention aux critères d’entrée pour des raisons financières.

Il a aussi parlé d’un problème d’internationalisation de l’enseignement supérieur où les universités étrangères viennent faire la compétition avec les universités de la région et d’un problème de financement des activités des universités.

Pour ce dernier défi, il a fait savoir que “le financement de l’Institution vient des contributions des pays membres et que quelques fois, on observe des retards dans le paiement de ces contributions d’une part, et que les contributions des pays membres déclinent y compris les universités publiques, d’autre part”. Il a alors proposé que les dirigeants des universités publiques soient innovateurs pour trouver d’autres sources de financement de leurs fonctionnements.

A part les défis, la 9ème rencontre des membres du Conseil Interuniversitaire pour l’Afrique de l’Est ont relevé des acquis ou des résultats observables.

On a mentionné notamment la mise en place des Centres d’Excellence pour les études post-graduées au niveau du Master et du Doctorat.

Le secrétaire exécutif de ce Conseil a fait savoir qu’il s’agit des Centres d’Excellence en sciences fondamentales et appliquées, des Centres d’Excellence en agronomie, des Centres d’Excellence en sciences de la santé et des Centres d’Excellence en éducation et statistiques appliquées.

Un autre acquis, a-t-il dit, est lié à 30 bourses d’études qui sont octroyées aux femmes cette année et à 30 autres pour les études au niveau du Master pour l’année prochaine.

Un autre acquis, a-t-il dit, est lié à 30 bourses d’études qui sont octroyées aux femmes cette année et à 30 autres pour les études au niveau du Master pour l’année prochaine.

Il a aussi évoqué un financement du gouvernement allemand de 5 millions de dollars qui permettra de donner des bourses à partir de l’année prochaine.

Le Conseil Interuniversitaire pour l’Afrique de l’Est vise à encourager la collaboration entre les universités au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda, au Burundi, au Rwanda et au Soudan du Sud. Fin

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Source: Agence de presse Xinhua

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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