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L’électricité et l’Afrique en cinq chiffres

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Que ce soit à travers des politiques publiques de grande ampleur ou des initiatives internationales -par exemple le Partenariat Afrique-UE pour l’énergie (PAEE)-, l’énergie est devenue, ces dernières années, l’un des piliers du développement de l’Afrique.

D’un continent encore très carboné pourrait émerger, d’ici quelques décennies, un ensemble au mix énergétique privilégiant l’électricité, prioritairement à travers les énergies renouvelables. Dans ce domaine, si le chemin restant à parcourir est encore long, des progrès immenses ont d’ores et déjà été réalisés.

645 millions

Sur une population totale estimée à 1,2 milliard d’habitants, plus de la moitié des Africains -plus précisément 645 millions- vivaient sans électricité en 2017. Une situation qui s’explique en partie par l’accessibilité aux réseaux nationaux de distribution. 63% de la population d’Afrique subsaharienne résident en zones rurales, où le coût de l’extension du réseau est trop élevé pour être envisageable (jusqu’à 13 000 euros le kilomètre).

En Afrique, l’électricité coûte par ailleurs jusqu’à trois fois plus cher qu’en Europe ou aux États-Unis, ce qui ne permet pas aux foyers les plus modestes de s’y raccorder, même lorsque c’est techniquement possible. Avec la population la plus jeune du monde et sa forte croissance démographique, l’Afrique devrait représenter 40% de la population mondiale d’ici 2100. Soit 4,4 milliards d’individus, auxquels il faudra être en mesure de fournir de l’électricité.

100 %

En matière d’électrification, l’Algérie est major de promotion en Afrique. Selon les chiffres de la Banque mondiale, le pays est couvert à 100% ! Il est d’ailleurs le seul dans ce cas, même si l’Égypte et la Tunisie (99,8%), ou encore la Libye (99,4%) s’approchent elles aussi de la perfection. La majeure partie du continent est couvert pour moitié, comme par exemple au Sénégal (61%), au Nigeria (57,7%), en Namibie (49,6%), ou encore au Soudan (44,9%). En revanche, de nombreux pays africains sont encore faiblement électrifiés. C’est le cas au Mali (23,7%), en Somalie (19,1%), à Madagascar (16,8%), ou encore en République démocratique du Congo (13,5%). Le Liberia (9,1%), le Tchad (8%), le Burundi (7%), et le Soudan du Sud (4,5%) sont les pays ayant le taux d’électrification le plus bas en Afrique.

7 GW

Selon une étude de la Banque mondiale, l’Afrique aurait besoin, chaque année, d’augmenter sa capacité de production en électricité de 7 GW afin de répondre aux besoins. Mais sur cette même période d’un an, les nouvelles installations ne fournissent que l’équivalent d’1 GW supplémentaire. En raison de cette pénurie d’électricité, on estime que le continent perd 2 à 4 points de croissance chaque année. A l’inverse, une électrification complète de l’Afrique entraînerait, selon les estimations, une hausse de sa croissance annuelle de 10 à 15% sur une période de 15 ans.

1 100 TWh

Selon l’Agence internationale de l’énergie renouvelable (IRENA), les réserves d’énergie hydraulique de l’Afrique – 1.100 Twh – ne sont aujourd’hui exploités qu’à 8%. Ce qui explique les nombreux projets de barrages en Afrique centrale. Dans le même ordre d’idées, la vallée du Rift, au Kenya, renfermerait un potentiel en énergie géothermique évalué à 9 GW, dont seuls 6% sont aujourd’hui mis à profit. Enfin, autre exemple de ces immenses ressources en énergies renouvelables encore non-exploitées dont dispose le continent, l’irradiation solaire, qui est en moyenne deux fois supérieur en Afrique qu’en Europe. De quoi augmenter la capacité de production des panneaux solaires et photovoltaïques.

22%

Alors qu’elles ne représentaient que 5% du mix énergétique africain en 2013, les énergies renouvelables connaissent un essor sans précédent en Afrique. Leur part pourrait être multiplier par quatre, atteignant 22% de l’ensemble des sources d’énergie du continent. Si ces prévisions s’expliquent par les importantes ressources encore inexploitées, elles sont également la conséquence de la baisse des coûts d’investissements. Ceux des centrales photovoltaïques ont, par exemple, reculé de 61% depuis 2012. Des pays comme le Kenya sont ainsi passés, en quelques années, aux énergies renouvelables pour produire leur électricité (86% du mix énergétique). Les systèmes hors-réseau sont également en plein essor. En 2015, ils se sont ainsi vendus 11,3 millions de kits solaires.

afrique.latribune.fr

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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