in , ,

Nigeria: des entrepreneurs africains parrainés par la Fondation Tony Elumelu

entrepreneurs africains parrainés
L’un des lauréats 2019 de la Fondation Tony Elumelu transforme du beurre de karité en produit cosmétique bio (photo d’illustration). WikimediaCommons/CC BY-SA 3.0/Hopkinsuniv

Cette édition d’Afrique Économie est consacrée à la Fondation Tony Elumelu qui vient de dévoiler, les 26 et 27 juillet derniers à Abuja, ses lauréats 2019. Ils étaient un peu plus de 200 000 à postuler et venaient des 54 pays du continent africain. Parmi eux, la Fondation a retenu 3 049 jeunes porteurs de projets d’entreprises qui vont bénéficier d’un accompagnement.

Depuis 2 ans, Paty Djimbatinan transforme du beurre de karité en produit cosmétique bio. Elle est l’une des 51 jeunes entrepreneurs du Tchad sélectionnés en 2019 par la Fondation Tony Elumelu. « On nous forme sur la segmentation du marché, comment maintenir ses clients, comment faire la publicité. Pour moi, ça m’a permis d’asseoir mon business plan qui avant était un peu fait d’une manière informelle. » explique-t-elle.

Samuel Falèye est quant à lui déjà au bout du processus d’incubation. Il a bénéficié d’une subvention non remboursable ce qui constitue un gros plus pour son entreprise de conditionnement d’épices à Ibadan dans le sud-ouest du Nigeria. « Avec ces 5 000 dollars, je me suis immatriculé auprès des agences gouvernementales du Nigeria. J’ai été en mesure d’acheter des équipements, qui vont m’aider à me développer. Et aussi faire évoluer mon entreprise. » indique-t-il.

Samuel a déjà créé 5 emplois directs et 15 indirects et espère la création d’une banque d’investissement spécialisée dans le financement de projets portés par des jeunes. Cette idée est développée par Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement. Il s’en explique ainsi : « Quelqu’un vient dans une banque, il a  24 ans. Et on lui demande quel est le paiement de votre taxe durant les cinquante dernières années. Non ce n’est pas possible ! Il nous faut un système rigoureux et dédié simplement pour les jeunes. C’est une chose qu’on avait commencée pour la réflexion, mais je suis sûr qu’on aura beaucoup d’impact dans quelque mois. »

Une telle banque d’investissement pourrait aussi favoriser l’entrepreneuriat féminin, ce qui est l’une des priorités de la fondation comme l’explique sa directrice Ifeyinwa Ugochukwu : « Nous sommes sortis de notre zone de confort pour sensibiliser les femmes. Nous sommes également allés dans des régions où les femmes se sont confrontées aux barrières religieuses ou culturelles, pour se lancer dans les affaires. Nous leur montrons des camarades femmes qui non seulement ont du succès dans le monde de l’entreprise ou du commerce, mais qui ont su le faire tout en gardant leur féminité. »

rfi.fr

Abdourahmane

Written by Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Institut SABDARIFA-VIT

Le Corps des VIT, en parfaite adéquation avec l’Acte 3 de la décentralisation selon le SG de l’Agence de Développement Local (ADL)

Tabaski 2019/moutons de Tabaski

Tabaski 2019 : 7200 moutons dans la région de Saint-Louis (ministre)