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Enseignement supérieur : Le privé demande à l’Etat de solder les arriérés

Cudepes/Dette de l’État aux établissements privés/privés /Fepes/établissements privés

19 milliards de FCfa ! C’est ce que réclame la Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur à l’Etat du Sénégal. Et si les engagements ne sont pas honorés d’ici à 10 jours, les 50.000 étudiants orientés dans les instituts et écoles de formation privés risquent d’être exclus.

La Fédération des établissements privés d’enseignement supérieur menace de renvoyer les 50.000 étudiants orientés dans ses structures. Selon leur chargé de communication, Souleymane Kane, l’Etat a 10 jours pour payer les 19 milliards FCfa qu’il leur doit. A l’en croire, « les conditions que l’Etat nous a posées sont incomparables. C’est pratiquement le 1/3 de la scolarité que l’Etat paie. Néanmoins, on les a acceptées, mais il s’est trouvé que, depuis 2016, il y a accumulation de dettes ».

Le contrat liant ces institutions à l’Etat stipule que lorsque l’étudiant est orienté, l’Etat paie les 50% dès l’inscription, ensuite les 25% après le 1er semestre et le reliquat après le dépôt du rapport qui concerne l’année.

« Malheureusement, chaque année, l’Etat augmente et il est arrivé une fois où il n’a pas versé un rond pendant toute une année scolaire ; ce qui s’est ajouté aux autres dettes des années précédentes », a-t-il fait savoir, soulignant éprouver « d’énormes problèmes pour payer nos enseignants ».

Leur seul interlocuteur étant le ministère de l’Enseignement supérieur, « ce dernier a fait les états et les a envoyés au ministère des Finances, mais il se trouve qu’il y a des blocages là où on ne peut accéder », a regretté M. Kane, soulignant que des correspondances ont été envoyées au Premier ministre et au ministre de l’Economie et des Finances, « mais elles sont restées sans suite ». Il, juge inconcevable que le chef de l’Etat reçoive, le 28 mai 2018, les étudiants, sans ceux des établissements d’enseignement supérieur privé. « Dans les 10 jours, si l’Etat ne réagit pas, si la situation n’évolue pas, les étudiants qui sont au nombre de 40.000 à 50.000 seront tous renvoyés », a-t-il averti.

Les étudiants orientés dans les instituts et écoles de formation privés réclament l’apurement des arriérés de scolarité dus par l’Etat. Selon leur porte-parole, Zakariya Niasse, leur coordination, regroupant l’ensemble des sections des étudiants orientés dans les universités privées, n’exclut pas de descendre dans la rue pour dénoncer le « traitement discriminatoire » dont ils sont l’objet.

« Nous n’avons pas encore fixé la date de la marche. Nous allons incessamment tenir une assemblée générale à l’issue de laquelle nous allons arrêter le jour de la marche », a déclaré M. Niasse.

lesoleil.sn

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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