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Après trois ans de formation : Les étudiants en sciences infirmières et obstétricales réclament leur sésame

étudiants en sciences infirmières et obstétricales

Les étudiants inscrits dans les écoles privées et publiques de formation en sciences infirmières et obstétricales ont lancé, hier, une première alerte sur la situation qui sévit dans leurs établissements. Ils réclament leurs diplômes de licence, après trois années de formation.

Le Mouvement des étudiants en sciences infirmières et obstétricales du Sénégal (Mesos) n’est pas content de l’attitude des autorités face à leur situation. Les membres de ce regroupement des écoles privées et publiques de formation réclament leurs diplômes de licence ou tout autre document attestant leur qualification en la matière. «Nous demandons que nos licences soient validées à l’instar des autres domaines de formation professionnelle. Parce que, après trois ans d’études, six semestres validés, nous ne recevons qu’une attestation de passage montrant que nous avons été dans un institut de formation. Cela ne suffit pas comme justification. Pourtant, nous sommes formés par des instituts agréés par l’Etat avec des professeurs certifiés», a expliqué Arona Bâ, leur porte-parole, hier, lors d’un point de presse.

Selon Arona Ba, membre du bureau du Mesos, l’Etat du Sénégal qui est pourtant membre de l’Organisation ouest africaine de la santé (Ooas) «a bafoué les règles requises pour l’organisation de ce programme de licence organisé par ladite structure». Et, dit-il, même après avoir validé la licence dans leurs écoles d’origine, comme l’a bien prescrit le système Lmd, ses camarades se voient refuser leurs diplômes par les autorités. Du coup, ils sont obligés de passer le concours d’Etat pour mériter ce sésame alors que le taux de réussite à cet examen est très bas. De ce fait, les candidats recalés terminent leur cursus sans aucun document prouvant qu’ils ont subi une formation. «Nous ne pouvons pas comprendre que, sur environ 600 candidats, il ne peut y avoir que 6 admis au niveau national y compris l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (Endss) où tous les moyens sont supposés réunis. On ne note que 2 admis, parfois même zéro admis, dans les centres régionaux. Et jusque-là, personne ne s’interroge sur cette affaire, ni le ministère de la Santé, ni le ministère de l’Enseignement supérieur», note le porte-parole.

Abondant dans le même sens, Ndéry Tall précise que ce mouvement a vu le jour après un constat noté après la sortie des résultats d’examen de la licence de l’année dernière. Pour elle, les écoles de formation en santé sont toutes inscrites dans le système Lmd (licence, master, doctorat) qui se veut précis. «Le système dit que, après avoir validé les 6 semestres de la licence, l’étudiant a droit à un diplôme de licence. On nous refuse ce droit et c’est inadmissible. Alors que des enquêtes ont été menées dans toutes les écoles de formation en santé», déplore-t-elle. Elle réclame que cette licence soit sous la tutelle du ministère de l’Enseignement comme l’indique l’Ooas. «Cette licence organisée par le ministère de la Santé est du domaine de l’Enseignement supérieur comme le recommande l’Ooas». Avant d’ajouter : «Nous dénonçons la manière dont les sujets sont libellés, les mauvaises corrections et les lenteurs dans la proclamation des résultats de l’examen d’Etat.»

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