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La face cachée des frais d’inscription pour les étrangers dans les universités françaises

Etudiants étrangers/scolarité des étudiants étrangers/augmenter les frais d’inscription/étudiants extra-européens/face cachée des frais d’inscription/conférence des présidents d'université/frais de scolarité/frais de scolarité des étudiants étrangers
Students walk past a banner reading "Tolbiac against Macron" in front of the Tolbiac Campus at the Sorbonne University Paris 1 as part of a protest to change the university system, in Paris, France, December 5, 2018. REUTERS/Charles Platiau

La sélection à l’entrée de l’université par l’argent et donc par l’origine sociale, est-elle la première pierre d’une sélection pour tous les étudiants de France à terme ?

Le CNAFAL est en droit de se poser la question, lorsqu’on sait que depuis plusieurs décennies, le budget des universités est en berne : locaux vétustes, non entretenus, inadaptés. Amphithéâtres bondés, bourses devenues symboliques au point que : 46% des étudiants français travaillent pour financer leurs études, leur logement, etc. Et 1 sur 2 travaille plus de 6 mois de l’année !

Les frais d’inscription des étudiants étrangers vont donc passer de 170 € à 2 770 € pour une licence et de 249 € à 3 770 €, pour une maîtrise ou un doctorat.

Le CNAFAL note la posture élitiste et élitaire de cette décision, dont bénéficieront, dans de nombreux pays francophones d’Afrique ou du Bassin Méditerranéen, les enfants des grandes bourgeoisies. Peut-être est-ce là un avant-goût de ce qui attend les étudiants français.

  • On sait que depuis plusieurs années, les gouvernements successifs rêvent d’instaurer une sélection à l’université. La mesure touche aujourd’hui les étudiants étrangers… demain les français ?
  • En fait Macron, dans sa logique de compétition et par une sélection par l’argent, veut placer l’université française au même rang que les universités américaines : toujours la mondialisation, la compétition entre élites, la guerre des talents et des premiers de cordée, pour attirer en France les plus brillants…
  • Mais au fait, les plus « argentés » sont-ils les plus brillants, les plus ingénieux ? L’expérience montre le contraire.
  • Il est vrai que les parents d’étudiants étrangers ne paient pas d’impôts en France. Des augmentations soutenables auraient été plus justifiées.
  • La sélection outrageuse par l’argent, met à mal la francophonie, met à mal l’aide au développement, notamment de l’Afrique noire et prépare le terrain à une sélection de classe, en France même. Voilà ce que chacun doit comprendre pour l’avenir de nos enfants.

agoravox.fr

Abdourahmane

Written by Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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