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Le job étudiant à la Foire Internationale de Dakar

FIDAK le job étudiant

Le Centre International du Commerce Extérieur du Sénégal (CICES) accueille, du 24 novembre au 9 décembre, la 25e édition de la foire internationale de Dakar (FIDAK). Un événement qui pendant deux semaines réunis des acteurs du monde socio-économique de divers horizons (31 pays participants). Si pour certains, la foire constitue un cadre d’échanges, de rencontres, de partenariats publics-privées, pour d’autres notamment les étudiants, elle représente une opportunité en termes d’emplois. L’équipe du Journal Universitaire est allée à la rencontre de ces étudiantes et étudiants qui le temps de la FIDAK se retroussent les manches pour profiter de l’aubaine.

Omniprésents à la FIDAK

Une foule affluant à la porte d’entrée principale du CICES, tel est le constat en cette édition 2016 de la foire internationale de Dakar. A l’intérieur des différents pavillons abritant des centaines d’expositions, on rencontre, par çà et là, des étudiants qui s’affairent au niveau des stands en accueillant les nombreux visiteurs mais aussi des clients en provenance de toutes les zones de la capitale.

Au pavillon du Sénégal, nous apercevons une jeune femme voilée et très active vendant de la crème glacée. Amina Darry, diplômée en informatique et en communication a été également secrétaire et assistante respectivement à Eden et à Mix design. Interrogée sur l’objet de sa présence à la foire, elle affirme “je suis à Kalise en tant que vendeuse puisque je suis très douée en communication. C’est ma toute première expérience dans le commerce mais je me sens tout à fait à l’aise dans ce métier”. 

Bineta Diop, étudiante à l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest (UCAO) en master I comptabilité-finance, est-elle, gérante d’un stand marocain au  pavillon Orange. Cette étudiante habituée de la FIDAK,  considère cet événement comme une source d’expérience “j’habite à l’unité 22 des Parcelles Assainies. C’est devenu une passion et c’est une occasion pour moi d’apprendre, de découvrir de nouvelles choses mais aussi de tisser des relations à l’occasion de la foire”.

Au stand du Ministère de l’Economie, des Finances et du Plan localisé au niveau du pavillon Brun, nous apercevons une hôtesse toute souriante. Aissatou Dieng, étudiante en transport-logistique à Ensup Afrique, est chargée de l’accueil et de l’orientation des visiteurs au niveau dudit stand. Interrogée, Aissatou révèle que “c’est ma toute première expérience à la foire internationale de  Dakar et j’apprécie énormément le travail que je fais ». Et l’étudiante de renchérir « avec le contexte socio-économique de notre pays, le travail que je fais me permet en quelque sorte de joindre les deux bouts”.

Les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) s’activent également à cette FIDAK 2016. Nous avons rencontré dans l’un des nombreux stands du pavillon Brun, Aboulaye Dème, étudiant en Licence 2 physique-chimie, science de la matière à la Faculté des Sciences Techniques (FST) de l’UCAD. Stagiaire à M2M Technologies, M. Dème à été désigné comme l’un des responsables du stand de son entreprise. il s’estime heureux d’être en vacance durant cette période de la Foire Internationale de Dakar “Ce n’est pas facile de cumuler le stage  et les études, heureusement que nous sommes en vacance à l’université  c’est ce qui justifie d’ailleurs notre présence à la foire”.

Des conditions de travail plus ou moins difficiles

Interrogés sur leurs conditions de travail, ces étudiants déclarent que celles-ci sont plus ou moins difficiles c’est notamment l’avis de Bineta Diop “Dans notre stand nous vendons des chaussures en cuirs, des couvertures, des ceintures, etc. Nous restons debout pratiquement toute la journée de 8 heures à 21 heures et quelque fois jusqu’à 22 heures les weekends. Mis à part cela nous travaillons dans de très bonnes conditions”.

Rémunérés entre 3000 et 15000 FCFA jour

La FIDAK constitue une opportunité financière pour l’ensemble de ces étudiants venus monnayer leur expertise et leur expérience. Elle est une occasion pour eux, de se remplir les poches avec une rémunération plus ou moins acceptable pour un travail de 15 jours. En ce sens, Amina affirme “Dans la journée nous gagnons en moyenne 15.000 francs. Une somme qui me permet de satisfaire mes propres besoins”. Bineta renchérit en déclarant “je gagne en moyenne 3.000 francs la journée mis à part le repas et le transport qui sont assurés par notre employeur. Une partie de cet argent est épargnée tandis que l’autre est utilisée pour mes propres besoins”.

Abondant toujours dans cette optique, Aissatou précise “je magnifie la présence des étudiants à la foire de Dakar d’autant plus que de nos jours il est de plus en plus difficile de trouver un emploi. Les activités qu’ils exercent leurs permettront de gagner des sous pour subvenir à leurs besoins”.

La foire n’est pas seulement un espace de commerce mais c’est aussi un cadre d’échange qui permet aux étudiants de tisser des relations. En ce sens, Abdoulaye Dème avance “Les étudiants présents doivent tirer profit de la foire. Une occasion à ne pas rater pour rencontrer des partenaires dans le cadre de leurs projets, de nouer des contacts, de gagner en expérience mais aussi et surtout de connaitre les réalités et le fonctionnement du monde professionnel”.

Eu égard aux nombreuses opportunités que l’on trouve à la Foire Internationale de Dakar, les étudiants interrogés comptent revenir à la prochaine édition si entre temps ils n’ont pas trouvé un emploi fixe.

C’est dire que les étudiants ne sont pas passifs notamment en ce qui concerne la recherche d’un emploi. Ils cherchent vaille que vaille à travailler à la sueur de leur front malgré le contexte socio-économique du pays caractérisé par un taux de chômage considérable.

Alassane

Posté par Alassane

Est un géographe de formation qui s'intéresse aux questions de gouvernance urbaine et de participation citoyenne. Il s'active également au sein du Journal Universitaire où il est à la fois éditeur et reporter pour partager les opportunités et les "bonnes nouvelles" qui émanent des universités et écoles de formation.

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