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Financement des Ressources de l’Education : La Société civile pour un accompagnement efficient

Financement des Ressources de l'Education

En prélude à la conférence mondiale sur les financements des ressources de l’éducation prévue au Sénégal, une quarantaine d’organisation de la société civile venue du monde, se sont réunies à Dakar, hier, pour apporter leur position sur l’orientation du financement. Le coordonnateur de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’école publique  (Cosydep), Cheikh Mbow, a estimé que cette rencontre se tient pour la première fois en Afrique. Et qui verra la participation du président français, Emmanuel Macron, sera une occasion pour les acteurs de l’Education de faire le bilan des engagements à soutenir la construction de systèmes éducatifs performants dans les pays en développement. «Nous considérons que nos Etats ont fait des efforts importants mais il faudrait renforcer davantage si nous voulons faire de l’effectivité. Nous considérons que les bailleurs ont pris des engagements qu’ils se doivent de respecter. Nous avions soutenu de manière générale, la solution la plus durable pour renforcer notre souveraineté, c’est de renforcer le financement domestique. Si nous prenons l’exemple du Sénégal, un des champions en matière des ressources injectées, nous pensons qu’il y a un véritable défi lié à l’efficience du secteur», souligne M. Mbow qui estime que les gens doivent cogiter sur l’efficience du budget.

C’est-à-dire, est-ce qu’il va permettre de résoudre des besoins comme la question enseignante, les questions liées à la qualité, à l’équité et à la prise en compte de tous les enfants et la résorption des abris provisoires. «Aujourd’hui, ce qui est important, c’est d’une part d’avoir un financement conséquent, une autre c’est de garantir la distribution et le financement», estime Cheikh Mbow. Qui indique que le financement de l’éducation interpelle la Société civile dans son rôle de veille et de critique objective sur les orientations de la politique éducative. Ils soulignent que les acteurs de l’Education doivent travailler ensemble pour qu’il y ait des engagements crédibles aussi bien des donateurs que des gouvernements, mais également des mécanismes de suivi des projets.

Pour la présidente de la Campagne mondiale pour l’éducation (Cme), Camilia Croso, ce qui est primordial dans cette conférence mondiale, c’est de fournir à la société civile, notamment africaine, les moyens de suivre les engagements pris par leur gouvernement respectif pour l’augmentation des ressources destinées à un financement juste, équitable et durable de l’éducation. A l’en croire, la société civile mondiale espère une mobilisation de 3,1 milliards de dollars pour la période 2018-2020. Ce financement vise à soutenir l’éducation de 870 millions d’enfants dans 89 pays en développement dans lesquels vivent 78 % des enfants non scolarisés dans le monde, selon l’Onu. Les organisations de la société civile actives dans le domaine de l’éducation demandent à l’Etat de prendre des «mesures énergiques» en vue de «mettre fin aux inégalités et au manque de considération dont l’éducation fait l’objet».   Mamadou GACKO

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