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Fuites au bac 2017 : Réactions des syndicalistes et acteurs du système de l’éducation

Office du bac

Suite à la série de fuites au baccalauréat 2017 qui s’est précocement soldé par l’annulation de l’épreuve de français de ce matin et une nouvelle programmation des épreuves de français et d’histoire-géographie le lundi 10 juillet 2017, les réactions fusent de partout. Celles des syndicalistes, visiblement sidérés par cette situation, n’ont donc guère tardé. Certains parmi eux se sont confiés au Journal Universitaire.

Fuites au baccalauréat 2017 ; réactions en série des syndicalistes

SAOUROU SENE, SECRETAIRE GENERAL DU SYNDICAT AUTONOME DES ENSEIGNANTS DU MOYEN SECONDAIRE DU SENEGAL (SAEMS)

« Il faut qu’on reparte sur de nouvelles bases »

« Il urge de s’arrêter. Il faut que  tous les acteurs se parlent pour repartir sur de nouvelles bases. Parce que cela risque d’hypothéquer le système éducatif sénégalais. J’invite les autorités à considérer que nous ne sommes pas  des fossoyeurs du système éducatif mais des acteurs à part entière.  Nous avions attiré l’attention sur la fuite que nous avions déjà  constatée lors des anticipées de philosophie. Mais l’Etat avait porté plainte contre diffusion de fausses nouvelles. Et le baccalauréat  a démarré avec autant de fuites que nous avons  constatées, aussi bien en mathématiques, français, histo-géo et anglais. Cela ne nous honore pas. L’Etat, à travers les organes appropriés, doit aller dans le sens de convoquer, d’abord une réunion d’urgence, avec l’office du bac, du ministère de l’enseignement supérieur et pourquoi pas les organisations du moyen secondaire, afin qu’on apprécie ensemble, ce qui s’est passé. Après cela, il va falloir reprendre le bac dans son intégralité et permettre la tenue d’une enquête diligentée qui doit situer l’ensemble des responsabilités. En conséquence sanctionner, si c’est nécessaire ».

AMADOU DIAWNE, SECRETAIRE GENERAL DU SYNDICAT UNITAIRE DES ENSEIGNANTS DU SENEGAL (SUDES)

« C’est un discrédit jeté sur le système éducatif »

Le Sudes pense qu’il faut immédiatement diligenter des enquêtes pour situer les responsabilités et prendre les sanctions qu’il faut contre les coupables. Parce que, c’est un discrédit jeté sur l’ensemble du système éducatif. L’ampleur que cela a eue fait penser à un sabotage mené sur le système éducatif. Aujourd’hui, les élèves qui ont sérieusement préparé leur examen accusent des manœuvres frauduleuses de quelques uns. Ils sont dans le désarroi et désemparés. Ils sont vexés et totalement tourmentés. Ils se retrouvent dans de mauvaises conditions pour continuer les épreuves. Ce sont eux les grands perdants. Ils sont plus nombreux. Ils sont certainement 97 ou 99% contre 3 ou 1%. Il y a eu des fuites qui sont avérées. C’est pour cette raison qu’on a annulé l’épreuve de français ce matin. Même la fuite d’hier sur l’épreuve de l’histo-géo s’est avérée. Il y a des rumeurs sur les autres épreuves à venir. Les gens parlent aussi de l’épreuve de mathématiques qui est disponibles dans le net avant la tenue de sa composition ».

IBRAHIMA DALLY DIOUF, COORDONATEUR, SECTION UCAD,  DU SYNDICAT AUTONOME DES ENSEIGNANTS DU SUPERIEUR (SAES)

« … Je suis frustré comme tout le monde »

« C’est dommage et regrettable, si ce qu’on entend est vrai.  En tant qu’acteur du système et parent d’élève, je suis frustré comme tout le monde. Le bureau du Saes est en consultation pour voir de quoi s’agit-il. Pour l’instant, nous n’avons aucune prise de position. Au sortir de la concertation, on aura le maximum d’informations nous permettant de nous prononcer sur la question ».

GERMAIN LINDOR NADOUCA KABOU, MEMBRE DE L’ASSOCIATION DES PROFESSEURS DE PHILOSOPHIE DU SENEGAL

« La honte est généralisé et atteint tout sénégalais»

« L’histoire semble donner raison aux professeurs et examinateurs de philosophie. Aujourd’hui, la honte est généralisée et a atteint tout sénégalais qui vit dans le pays ou à l’étranger. C’est l’image du pays qui prend un coup. Et c’est ce qu’on pouvait éviter.  Tout le monde regarde le Sénégal. Lorsqu’on constate des failles dans un système, c’est comme quand on constate une défaillance dans un moteur ou dans un avion.  La responsabilité voudrait qu’on informe et qu’on alerte. C’est ce que nous avons fait lors des anticipées. Nous avons informés et alerté à qui de droit. Actuellement, c’est le peuple qui réclame la reprise intégrale des épreuves ».

 

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Abdallah Sarr

Posté par Abdallah Sarr

Reporter au Journal Universitaire. Spécialisé sur les questions de l'éducation et de l'enseignement supérieur.

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