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UCAD-FLSH: “nous sommes éligibles pour le passage en Master et nous n’accepterons pas d’être renvoyés de l’université dans ces conditions”

grève des étudiants

Depuis un certain temps, les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar plus particulièrement ceux de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) sont en mouvement d’humeur. Une situation qui risque de perturber une énième fois le calendrier universitaire. Pour connaitre les véritables raisons de cette grève, le Journal Universitaire s’est entretenu avec Lahat Ndiaye qui est revenu sur les réels motifs de ces perturbations.

Il est difficile pour ne pas dire impossible de se rappeler ces derniers temps, une année durant laquelle l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar n’a pas connu des perturbations. Ces dernières émanent tantôt des étudiants qui réclament le paiement de leurs bourses ou de meilleures conditions d’études, tantôt des enseignants réclamant le respect des engagements de l’État à leur égard.

Depuis un moment, les mouvements d’humeurs ont repris dans le temple du savoir. Cette-fois-ci, ce sont les étudiants de la Faculté des Lettres et Sciences plus exactement ceux du département de géographie qui mènent le combat contre l’administration de ladite faculté. Sur les véritables raisons de cette grève méconnues par la grande majorité, Lahat Ndiaye, étudiant au département de géographie, titulaire de la licence cette année, par ailleurs porte-parole des étudiants avance « Nous sommes des étudiants ayant obtenu la Licence et nous n’avons pas encore déposé nos dossiers pour la sélection en Master alors que la liste des sélectionnés a été publiée. »

Nous avons contacté le Doyen de la Faculté, celui-ci nous a renvoyé au chef de département qui n’a donné aucune suite à nos revendications.

Nous réclamons la réouverture des dossiers pour la sélection puisque nous avons obtenu notre Licence en trois ans pour certains et d’autres en quatre ans, raison pour laquelle nous jugeons que nous répondons aux critères de sélection en Master. La date limite de dépôt pour la sélection en Master était pour le 9 février 2018 alors que nos relevés de notes nous ont été délivrés le 20 février. Une situation que nous dénonçons puisque nous avons reçu nos relevés après la sélection” selon toujours les propos de notre interlocuteur du jour.

Ce dernier de renchérir ” même si notre mouvement d’humeur risque de perturber l’année universitaire, nous sommes prêt à aller jusqu’au bout pour la satisfaction de nos revendications. Nous n’acceptons pas cette injustice qui consiste à vouloir nous priver de notre droit de continuer nos études puisque nous sommes éligibles pour le passage en Master et nous n’accepterons pas d’être renvoyés de l’université dans ces conditions “.

Avec cette énième grève au sein de ce temple du savoir, les risques seront énormes pour les étudiants non concernés par ce mouvement d’humeur. Sur ce fait, M. Lahat explique ” nous sommes conscients que cette grève risque d’avoir des conséquences sur nos autres camarades étudiants mais tout comme eux nous voulons aussi appendre. Nous demandons la légalité et le respect avec tout le monde “.

Pour mettre fin à cette grève, les étudiants exigent une réouverture des dossiers de sélection afin de donner à tous, au moins la chance de déposer leurs demandes. En marge des propos avancés par les grévistes le Journal Universitaire a tenté de joindre le Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, M. Pierre Sarr mais en vain.

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Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

2 Comments

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  1. Je viens par la préciser qu on beau fait une médiation pendant 3 semaines tout en essayant d éviter des perturbations mais le doyen ainsi que notre chef ne voulaient pas ns entendre. Ils ont aller meme jusqu a nous interdir leur bureau donc on était obligé de faire la grève
    Dans quel pays on est. En tout cas nous sommes prêt a donner notre vie

  2. Au Sénégal, être étudiant c’est déjà un problème.
    J’ai fait 5 bonnes années à l’ucad plus précisément au département de géographie. J’aimerai faire savoir à l’Etat que les universités sénégalaises ne forment plus des cadres mais des diplômés car il y’a d’énormes pertes de temps et beaucoup de dépenses de la part des apprenants et sont considérés comme les grands perdants.
    Les pertes de temps:
    -Au Restaurant
    -Chez le photocopieur
    -A la banque pour les bourses et même les inscriptions
    -Le logement
    -Dans les amphithéâtres( sur 2h de cours, le professeur vient en retard et rarement qu’il termine le cours à l’heure indiquée, et des absences notoires ).
    Comment pouvons nous avoir des étudiants de qualité puisqu’on a pas un enseignement de qualité?

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