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Article 1 du Concours : “L’équation de l’insertion des jeunes après la formation”

Candidate Soda Fall UVS

Le Journal Universitaire vous présente le 1er article reçu dans le cadre du concours de rédaction d’articles lancé par le Groupe PRÉCISION. L’intitulé de cette contribution est “L’équation de l’insertion des jeunes après la formation””. L’auteur s’appelle Soda FALL. Elle est étudiante à l’UVS, ENO de Thiès.

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L’équation de l’insertion des jeunes après la formation

La formation est très essentielle pour la recherche du savoir et pour se former. Mais une fois arrivée à terme, la difficulté reste l’insertion dans les structures de travail. De ce fait, les étudiants se demandent à quoi bon continuer les études supérieures si on sait qu’au final l’emploi n’est désormais plus garanti.

C’est un sujet très sensible car on voit un peu partout dans les rues des jeunes qui ont abandonné à cause de ce phénomène atroce. Récemment, un groupe de jeunes s’est manifesté dans la presse en faisant savoir qu’ils se sont lancés dans le commerce, simplement parce qu’il n’y a pas d’emploi dans le pays.

Un enseignant avait déclaré que l’Université donne des connaissances et des aptitudes, mais pour ce qui est de l’insertion, c’est aux étudiants d’aller chercher leur propre travail. Au final, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur l’utilité de la formation.

L’Etat a une part de responsabilité mais on sait tous qu’il ne peut pas trouver de l’emploi à tous les sortants des universités. Néanmoins, il ne serait pas superflu d’essayer de créer des places uniquement réservées à eux. En même temps, les jeunes doivent accepter tous les métiers qui sont à leur portée pour que le problème puisse diminuer petit à petit. “Il n’y a pas de sot métier” dit le proverbe.

Par ailleurs, il importe que les jeunes montrent leurs projets pour que l’Etat les appuie. Le chantage des filles et la corruption des garçons font partie aussi des difficultés. Dans la mesure où les recruteurs et les chefs d’entreprises savent que pour obtenir un poste les jeunes se donnent tous les moyens, ils utilisent le pouvoir qui est le leur. A chaque fois que la presse fait état de cas d’abus de jeunes victimes de leur statut de demandeurs d’emploi, le désarroi et l’envie de pleurer dominent la majorité de ceux qui sont toujours en formation.

Le mauvais choix des politiques peut entraîner des problèmes d’insertion professionnelle des jeunes. Après chaque orientation des étudiants dans les filières différentes au sein des différentes universités, beaucoup de nouveaux bacheliers soutiennent qu’ils sont orientés dans des filières non souhaitées. Plus le taux de réussite est élevé, plus l’insertion est difficile. Selon Mamadou Talla, pour faciliter l’insertion des jeunes après leur formation, l’Etat du Sénégal est en train de mettre en place des centres sectoriels de formation. C’est aussi l’annonce faite par le ministre de la formation professionnelle, de l’apprentissage et de l’artisanat en avril 2014.

Lors de sa communication, Monsieur Talla avait signalé que dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE), l’Etat du Sénégal s’efforce d’accroître l’employabilité des jeunes. Ainsi, soutient-il, avec l’objectif de la mise en place des centres sectoriels, « il s’agira de viser des domaines spécifiques notamment l’agro-alimentaire, les BTP, les métiers portuaires ». Car, fait toujours noter le ministre de la formation professionnelle, « la nouvelle orientation du ministère en charge de la FPT, opte pour la mise en place d’un système de formation adapté aux besoins de l’économie, et à faciliter l’insertion des jeunes et des femmes après leur formation ».

C’est d’ailleurs dans ce sens que, confiera-t-il, son département est en train de « mettre en place un dispositif national d’appui à l’’insertion, en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes, les organisations professionnelles, le secteur privé, les organisations de travailleurs, la Société civile notamment les ONG, les OCB des jeunes et des femmes, les collectivités locales, qui interviennent dans l’insertion et l’emploi ». Par ailleurs, Mamadou Talla a signalé que le centre de formation en BTP de Diamniadio sera étendu à l’hôtellerie et aux énergies renouvelables.

Selon l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD), dans son document intitulé « Situation Economique et Sociale du Sénégal » en 2011, le nombre de chômeurs s’établit à 460 734 personnes en 2011, soit un taux de chômage de 10,2 %. Le taux de chômage est pratiquement resté stable par rapport à 2005 où il était estimé à 10%, souligne l’ANSD. Elle renseigne en outre, qu’au Sénégal, le phénomène du chômage des femmes est de 13,3%  et celui des jeunes de 15-24 ans de 12,7%. Dans le même sillage, le sous-emploi reste élevé avec un taux de l’ordre de 32,0%, soit à peu près un actif occupé sur trois est en situation de sous-emploi. Par ailleurs, constate l’ANSD, le taux d’activité est de 48,8% en 2011, alors qu’il était de l’ordre de 50,7% en 2005. Ainsi, selon l’ANSD, le secteur de l’emploi au Sénégal a connu de réelles difficultés au cours des dernières années, malgré la volonté affichée par les autorités publiques de mettre l’emploi au cour des politiques de développement. Le Sénégal a adopté en mars 2010, son deuxième Document de politique de l’emploi pour la mise en oeuvre de la Nouvelle Politique Nationale d’Emploi (NPNE), qui vise la création de 725 000 emplois modernes à l’horizon 2015. Difficile de dire que cet objectif a été atteint.

Face à la demande, la politique d’insertion semble très peu efficace et le phénomène  du chômage des diplômés ne diminue que très faiblement. Osons simplement espérer que dans un avenir proche, cela soit un vieux souvenir.

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Soda Fall

Posté par Soda Fall

Je me nomme Soda Fall. Etudiante en licence 1 en Multimédia,Internet et Communication à l'Université Virtuelle du Sénégal espace numérique ouvert Thiès. C'est un grand plaisir de participer à ce concours d'article pour exprimer des idées qui sont en moi et les partager avec vous. Merci à tous !!!

3 Comments

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  1. c’est bien mais avant de publier prochainement il faut lire et relire car c’est tout un monde qui le lit regarde “qu’ils se sont lancés dans la commerce”on dit le commerce “un groupe de jeune” jeunes “L’Etat à une part de responsabilité” L’Etat a “qu’il ne peut trouver de l’emploi” qu’il ne peut pas trouver de l’emploi ” leur projets” leurs projets En plus du 7e au 9e paragraphe c’est la plagia là tu devais citer quelques passages mais malheureusement tu as tout fait couper-coller BON COURAGE CE N’EST QUE LE DEBUT CA IRA MA SOEUR MERCI

    • C’est bien Samba ! Mais vous aussi, corrigez “la plagia”, par l’article (féminin) utilisé et l’orthographe du mot. On dit “le plagiat”. Bon courage à toutes et à tous.

  2. Moi j’apprécie les efforts de rédaction, peu importe les fautes car on peut toujours les corriger. Félicitations à l’auteure et aux initiateurs du concours de rédaction.

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