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L’Edito du Prof. Ndiacé Diop – Département de Géographie (UCAD

Journée d'orientation des nouveaux bacheliers de la FLSH

Nous avons du plaisir à vous présenter l’édito du Prof Ndiacé Diop réalisé à la demande du Journal Universitaire. Nous le remercions et le félicitons vivement pour sa très grande générosité.

Suite à un entretien avec l’initiateur-coordonnateur du Journal Universitaire, Dr. Ibrahima Sylla, il m’échoit l’honneur de faire le présent éditorial.

Initiative ne saurait être plus noble et certainement plus salutaire, que de créer une tribune d’échanges scientifiques et d’expressions d’idées autour des préoccupations majeures de nos institutions universitaires.

Par essence et vocation, l’université est un espace libre de production du savoir d’échanges, de circulations et de confrontations d’idées que les acteurs et parties prenantes du sous-secteur de l’enseignement supérieur considèrent comme la plus grande citadelle du savoir.

Dès lors, « ce temple » passe pour un modèle achevé de la Connaissance, la référence ultime qui ne doit souffrir d’aucune défaillance.

Mais à l’épreuve des réalités quotidiennes que vit et produit la société, l’université peine à répondre aux attentes des citoyens et, partant, des autorités publiques. Il s’en suit des récriminations et stigmatisations indirectes et parfois directes qui postulent l’émergence d’une université de développement, peu en phase avec sa mission fondamentale.

Cependant, la mise en œuvre de la réforme LMD conforte une option nouvelle en faveur de formations scientifiques, techniques et professionnalisantes, pourtant dispensées, de façon diffuse certes, par des instituts et des écoles d’ingénieur depuis plusieurs décennies. Cette inclinaison ou nouvelle orientation politique bute malheureusement, non pas sur une prétendue inadéquation formation-emploi mais sur l’incapacité du marché de l’emploi à absorber des diplômés plutôt bien formés.

En tout état de cause, l’université est aujourd’hui ce « géant » incompris dont une certaine opinion se plaît à énumérer les tares et qu’on présente, à travers la presse, sous des dehors peu reluisants.

Malgré tout, des solutions de remédiation dont la vulgarisation peut passer par le lien et l’interface que constitue le Journal Universitaire existent :

  • Promouvoir une gouvernance participative par la transparence, qui ne vise que l’efficience ;
  • Ouvrir l’université à la société et aux partenaires extérieurs à travers un contrat mutuellement profitable ;
  • Instaurer un climat apaisé, propice à l’épanouissement, par un dialogue partagé avec tous les acteurs pour conjurer les démons de la discorde.

Plaise au ciel que le Journal Universitaire puisse servir, à travers l’interface qu’il constitue entre l’université, l’Etat et la société, de médium d’alerte apte à persuader tous les acteurs que la survie et le rayonnement de nos institutions sont l’affaire de tous !

DIOP NDIACE

Chargé d’Enseignement de Géographie, FLSH de l’UCAD,

Département de Géographie,

Ancien Secrétaire Général du SAES.

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