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Enseignement supérieur : Les universités sénégalaises au bord du gouffre

Les universités sénégalaises au bord du gouffre

Enormément de difficultés gangrènent le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est le constat qui est ressorti de l’atelier d’information et de partage organisé les 28 et 29 décembre, par la Convention des jeunes reporters du Sénégal (CJRS) en collaboration avec le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES).

Les universités sénégalaises ont du mal à jouer pleinement leur rôle pour la mise à la disposition du Sénégal, des ressources humaines de qualité. Et ce, à cause des maux qui gangrènent son fonctionnement. C’est le diagnostic de Malick Fall et Cie qui ont participé les 28 et 29 à l’atelier sur la situation des universités sénégalaises.

De l’avis des enseignants du supérieur, cette situation est due à la croissance non maitrisée du nombre de bacheliers orientés dans les universités, sans l’accompagnement adéquat qui devait se traduire par la construction de nouvelles infrastructures, le recrutement de personnel enseignant et de recherche, entre autres.

Et pourtant, les autorités s’étaient fixées comme objectif, de parvenir à assurer aux universités, 2% du Produit intérieur brut (PIB) du Sénégal. Mais, en lieu et place, relève le Secrétaire général du SAES, Malick Fall se basant sur des études, seul 0,5% du PIB revient à ces institutions, impactant ainsi négativement sur les résultats.

M. Fall de souligner que : «le nombre d’enseignants que nous avons ne permet pas d’avoir le taux d’encadrement comme le souhaite l’Unesco, c’est-à-dire un enseignant pour 30 étudiants. Aujourd’hui nous sommes à un enseignant pour 80 à 90 étudiants». Ce facteur, ajouté au déficit budgétaire, d’infrastructures sociales et pédagogiques, fait que : «nous allons avoir des universités qui présentent des difficultés», déplore-t-il, d’autant plus que le Sénégal ambitionne d’atteindre la norme de l’OCDE qui en est à 2, voire 3% de PIB injectés dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Saluant les efforts du gouvernement, le SAES juge qu’ils sont cependant loin d’être suffisants pour disposer d’étudiants biens formés pouvant énormément contribuer au développement du Sénégal.

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