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“Make Our Planet Great Again”: des sénégalais parmi les lauréats pour des bourses d’études et de recherche

Make Our Planet Great Again

Ce sont 186 lauréats qui participent à l’initiative “Make Our Planet Great Again” en faveur de la recherche sur le changement climatique. Parmi eux, beaucoup de jeunes chercheurs en master et en doctorat.

“Peu après le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris, le Président Macron a diffusé un discours très encourageant dans lequel il appelait le reste du monde à s’unir pour redonner sa grandeur à la planète”, confie Niranjan Raghavan, un étudiant indien qui suit désormais un Master Energy Environment – Science, Technology and Management à l’Ecole Polytechnique. “A ce jour, cela a été ma plus grande source d’inspiration pour ma carrière.”

A la suite de l’appel d’Emmanuel Macron le 1er juin 2017, le programme “Make our planet great again” a vu le jour. Son but ? Attirer des talents du monde entier en France pour mener des travaux scientifiques en lien avec la cause écologique. La première année, 32 chercheurs ont été recrutés par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et l’Agence nationale de la Recherche (ANR) pour effectuer des longs séjours de 3 à 5 ans. Le programme est désormais à sa phase 2 : accélérer les recrutements. 2.016 candidatures ont été épluchées durant l’été dernier et 154 étudiants et chercheurs du monde entier ont été sélectionnés cet été pour débuter leur programme en cette rentrée, a fait savoir en fin de semaine dernière Campus France, l’agence en charge du programme.

Majoritairement des programmes courts

Ces derniers suivent principalement des programmes courts de moins de six mois (44%), des masters (31%) et des doctorats (15%). Leurs recherches se ventilent dans trois domaines : les sciences du changement climatique et du développement durable (45%), les sciences du système Terre (32%) et la transition énergétique (23%). C’est dans cette dernière catégorie que figure Niranjan Raghavan.

Après un master aux Etats-Unis, il dit avoir rejoint la France pour son attractivité en matière d’énergie renouvelable et sa détermination politique à combattre le réchauffement climatique. Son objectif est d’amasser assez de connaissances et de savoir-faire pour retourner s’engager activement dans la transition écologique dans son pays. “L’Inde partage avec la France la volonté de se tourner vers une économie plus durable, ce qui correspond à ma vision de l’avenir”, témoigne-t-il.

Des fonds et du réseau

Comme lui, Abigail Metcalfe a candidaté au programme “Make our planet great again” dans le cadre de son PhD. Cette chercheuse britannique de 26 ans étudie la lave de la Soufrière, le volcan guadeloupéen. Elle examine les cristaux émis lors d’éruptions pour comprendre la composition du magma en profondeur et ainsi tenter de prévoir les éruptions. Dans le même temps, elle cherche à comprendre l’impact de ces gaz sur le climat local.

“Les fonds du programme couvre mon salaire pendant trois ans, mon cadre de travail en Guadeloupe, ainsi que l’ensemble des prélèvements d’échantillons nécessaires à mon projet. Il finance également la participation à une conférence internationale par an”, détaille la jeune chercheuse.

Les Etats-Unis, 1er pays représenté

Pour Julia McDowel, une autre lauréate, ce programme était l’opportunité de travailler dans un pays différent sur un sujet qui la passionne : la dépendance alimentaire des communautés au récif coralien. “Travailler dans un pays étranger me permet d’élargir mon réseau de scientifiques et de m’ouvrir à d’autres sujets de recherches”, nous confie-t-elle.

Ainsi, pour Niranjan, Abigail, Julia et tous les autres, ce sont 2.220 mois de bourses d’études et de recherche qui sont financés par cette nouvelle phase du programme “Make Our Planet Great Again”. Pied de nez à l’Amérique de Trump, les Étatsuniens sont les plus représentés en terme de nationalité des lauréats avec 29 sur 154, devant les Espagnols (14), les Sénégalais (7) et les Allemands, Indiens et Britanniques (6 respectivement).

Lesechos.fr

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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