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Marche des Syndicats de L’Enseignement le 1er Mars 2018 : Le G6 engage la bataille de Kaolack

Marche des Syndicats de L’Enseignement

Les syndicats représentatifs du secteur de l’éducation affirment qu’ils ne sont pas prêts à céder le terrain de la lutte. Après les manifestations de Thiès et de Dakar, ils seront à Kaolack pour tenir une marche, le 1er mars prochain.

Les six syndicats dits représentatifs dans le secteur de l’éducation ne comptent pas baisser les bras, dans leur bras de fer avec l’Etat. Ainsi, le G6 qui regroupe le Saemss, le Cusems, le Sels, le Sels/A, l’Uden et le Sneelas/FC maintient la cadence. Après les marches organisées à Thiès et à Dakar, les enseignants affiliés à cette coalition de syndicats affirment que leur journée de grève totale le 1er mars prochain, sera ponctuée par une marche à Kaolack. En conférence de presse hier, au siège de l’Uden, le secrétaire général du Syndicats des enseignants libres du Sénégal (Sels), Souleymane Diallo, affirme que si le gouvernement ne revoie pas sa copie, «les enseignants marcheront jusqu’à 2019 pour obtenir gain de cause». Lui emboîtant le pas, le secrétaire général de l’Union démocratique des enseignants (Uden), Awa Wade, d’affirmer que malgré les concessions faites par les organisations syndicales depuis la signature du protocole d’accords, ils notent un «manque de volonté notoire» du gouvernement sur la matérialisation de tous les engagements et le respect des délais souscrits. «Cela fait maintenant xxxx ans que les mêmes errements produisent les mêmes effets alors que les enseignants ne demandent strictement que d’être mis dans des situations qui les revalorisent, eux et leur métier», s’offusque Mme. Wade. Qui attirent aussi l’attention de l’opinion nationale, des parents d’élèves, des médiateurs sociaux et des élèves sur le fait que ce c’est le gouvernement qui ne leur laisse pas d’autres choix que de poursuivre la lutte. Dans la même veine, le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du moyen et secondaire du Sénégal (Saemss), Saourou Sène, souligne que le gouvernement a opté pour une politique de pourrissement de la situation, en passant par des faits d’intimidation et de diabolisation des enseignants. «Mais pour toutes ces pratiques et stratégies, nous sommes appelés à faire face et nous ferons face parce que nous avons noté la détermination des enseignants», indique-t-il.

En revanche, le G6 a fustigé le comportement des syndicats non représentatifs qui préfèrent aller seuls, alors qu’ils n’ont pas la légalité de négocier avec l’Etat. Il leur demande d’accepter les résultats des élections de représentativité et d’intégrer les rangs. «Le G6 a fait un appel à toutes les organisations syndicales à aller ensemble. Il y a eu des élections dont le processus n’avait laissé personne en rade. Pour les résultats des élections de représentativité, nous sommes appelés à les respecter et à les faire respecter. C’est la raison pour laquelle dans la stratégie, nous avons fait une proposition claire et pertinente. Il s’agit, avant toute rencontre avec le gouvernement, de nous rencontrer entre toutes les représentations syndicales de ce pays, de nous dire nos préoccupations, et qu’à l’issue de cette rencontre, les syndicats représentatifs qui seront à la table des négociations, puissent les porter pour tout le monde», souligne le secrétaire général du Saemss, Saourou Sène. Qui affirme qu’au sortir de la rencontre avec le gouvernement, ils ont préconisé de convoquer une plénière de restitution pour faire le compte rendu à tout le monde. «Maintenant, si les gens pensent qu’à travers des réactions de presse ou autre, ils peuvent exister et imposer une représentation à la table des négociations, c’est peine perdue parce que le G6 ne va pas l’accepter», tonne M. Sène.

Les enseignants réaffirment leur détermination à poursuivre la lutte jusqu’à l’application des accords signés et une prise en charge correcte de leurs préoccupations. En effet, ils dénoncent les multiples dysfonctionnements notés dans le secteur de l’éducation, notamment les effectifs pléthoriques, le déficit d’enseignants dans tout le pays, la prolifération des abris provisoires, les redéploiements intempestifs et abusifs d’enseignants, la multiplication des classes multigrades et la persistance des retards de paiement et enfin les «ponctions illégales» des salaires des enseignants.

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