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Les filles s’emparent de métiers jusque-là occupés par les hommes

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Sur le toit d’un immeuble en construction au Camp Guézo, un quartier de Cotonou, Jaëlle Hounkanrin et ses camarades apprentis installent avec dextérité des conduites entre les fers à béton d’une future dalle. Très fière d’apprendre le métier de plombier, la jeune femme explique avec assurance : « Je suis la seule fille sur le chantier mais je fais le travail qu’on me confie, comme les garçons, et j’adore ça. »

Cette ancienne décrocheuse scolaire vit désormais au Centre de formation et d’apprentissage de Pahou, avec une trentaine d’autres filles qui, comme elle, apprennent des métiers « masculins » et bravent ainsi les normes sociales.

Ce centre est l’un des 73 établissements de formation professionnelle du Bénin qui bénéficient du projet pour l’emploi des jeunes, une opération financée par la Banque mondiale à hauteur de 35 millions de dollars. Ce projet a déjà aidé environ 3 500 jeunes, dont une moitié de filles, à obtenir leur certificat de qualification professionnelle.

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« Je suis la seule fille sur le chantier mais je fais le travail qu’on me confie, comme les garçons, et j’adore ça », confie Jaëlle Hounkanrin qui apprend le métier de plombier. Photo : Stephane Brabant/Banque mondiale

Des formations ouvrant sur des débouchés

Titulaire d’un certificat en électricité bâtiment et industrielle, Chantal Médégnon a choisi cette formation professionnelle pour accéder à de meilleurs débouchés. Quand elle a arrêté ses études, au collège, elle aurait pu s’orienter comme tant d’autres vers la coiffure ou la couture, mais elle n’a pas été très emballée par ces métiers encombrés : « Au moins, dans le bâtiment, il y a toujours de la demande et on passe d’un site à l’autre », explique-t-elle.

Si les jeunes Béninoises sont encore peu nombreuses à travailler dans la mécanique auto, l’électricité, le froid et la climatisation, le soudage et même le bâtiment, celles qui ont fait ce choix excellent dans les filières de formation professionnelle et font des émules.

« Nous voulons nous débarrasser des normes sociales qui, cumulées, dissuadent les filles de se lancer dans des métiers habituellement occupés par des hommes. Le parcours de celles qui ont suivi ces formations nous conforte dans notre volonté d’inciter les femmes à avoir confiance en elles et à exploiter au mieux leur potentiel », souligne Maxime Sogbossi, coordinateur du projet.

Développer le sens des affaires, mais pas seulement

Au-delà de l’apprentissage, le projet accorde de petites subventions aux jeunes pour renforcer leurs compétences commerciales et les aider à s’insérer sur le marché du travail. Ainsi, 7 500 jeunes, dont une moitié de filles, ont déjà reçu 200 000 francs CFA par personne (l’équivalent de quelque 370 dollars). De nombreuses filles ont été formées à des métiers « masculins ». Pour renforcer leurs effectifs, le projet propose désormais à 500 filles une formation technique et à la création de microentreprises dans des secteurs non traditionnels, assortie d’une aide au démarrage pour qu’elles puissent créer et développer leur activité.

Les financements qui seront alloués à trois nouveaux projets au titre d’IDA-18 permettront d’entretenir cette dynamique.

Le projet d’éducation pour l’emploi poursuivra les activités engagées en aidant davantage de jeunes, dont des filles, à acquérir les compétences recherchées dans les secteurs prioritaires de l’économie, où la demande de main-d’œuvre qualifiée est en constante augmentation. Le projet d’inclusion des jeunes mettra l’accent sur les services dans le but de favoriser l’insertion économique et sociale de la jeunesse dans diverses communautés. Enfin, le Bénin rejoindra un autre projet axé sur l’autonomisation économique des femmes et le dividende démographique au Sahel qui, entre autres formes de soutien, aide les filles à accéder aux études scientifiques et technologiques et aux secteurs prioritaires de l’économie.

 

banquemondiale.org