in

Mort d’un étudiant de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis : Plus jamais ça

Grève illimitée des étudiants reconduite à l'UGBL

Censé être un temple du savoir par excellence, les universités font, de plus en plus, face à une forme de violence qui finit par ternir l’image de celles-ci. Tantôt il s’agit des conditions d’études non adéquates pointées du doigt par les principaux acteurs notamment les étudiants de ce lieu de la future élite de nos sociétés, tantôt il s’agit de la réclamation du paiement de leur principal source de revenus, la bourse en l’occurrence. Ces revendications sont pour la plupart source d’affrontements entre force de l’ordre et étudiants, déterminés à se faire la loi en face d’une administration ou d’un gouvernement ne prenant en compte leurs soucis qu’après un bras de fer avec ces derniers. Ces affrontements entre force de l’ordre censé assurer la sécurité des citoyens et étudiants venus dans ce temple du savoir dans l’optique de poursuivre leurs études, causent des pertes humaines. Ces dernières sont surtout enregistrées du côté des étudiants, c’est le cas notamment de Balla Gaye, celui de Bassirou Faye et plus récemment celui de Mouhamadou Fallou Sène.

Nos universités africaines, sénégalaises en particulier censées transmettre le savoir, se transforment depuis en champ de bataille où s’affrontent étudiants et policiers. Ces atroces hostilités entre ces deux parties sont souvent dramatiques puisqu’on y constate des pertes non seulement en bien et matériels mais aussi plus grave en vie humaine. Sur ce,  Balla Gaye et Bassirou Faye ont rendu l’âme respectivement le 31 janvier 2001 et le 14 Aout 2014 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar lors d’affrontements avec les forces de l’ordre. Un drame qui à jamais restera graver dans la mémoire des familles, des amis, des étudiants, du monde universitaire, de la société en générale.

Depuis le dernier drame celui de Bassirou Faye en l’occurrence, on croyait plus revivre une telle situation dans nos universités jusqu’à la mort de Mouhamadou Fallou Sène aujourd’hui. Cet étudiant en deuxième année section française à l’UFR Lettres et Sciences Humaines de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a été mortellement atteint par balle lors de violents affrontement avec les forces de l’ordre ce Mardi 15 Mai 2018. Selon d’autres sources (RFM) un autre étudiant dont le nom est encore inconnu serait entre la vie et la mort en sus des blessés enregistrés du côté des étudiants et des forces de sécurité. L’Université Gaston Berger vient de sombrer dans l’obscurité avec ce nouvel affrontement devenu la règle d’or dans nos universités.

Ce nouveau drame vient s’ajouter aux précédents, nous poussant ainsi à s’interroger sur le rôle fondamental des forces de l’ordre mais aussi de l’Université espace d’apprentissage par nature. De part et d’autres des réseaux sociaux ont aperçoit des messages d’amertumes, de condamnations, etc. de ces violences dont sont victimes les étudiants qui risquent d’en perdre la vie comme c’est le cas aujourd’hui à l’UGB. Plus jamais ça.

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Affrontements à l'UGB/centres d’excellence

UGB : la mort du deuxième étudiant démentie

ouverture du campus social/Rencontre Mary Teuw Niane et les instances académiques

Contribution: Lettre ouverte au Président de la République sur la tuerie des étudiants