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Lutte contre la pauvreté en Afrique : le couple Gates mise sur la jeunesse

NU-ODD/pauvreté en Afrique /Conseil consultatif des enfants et des jeunes/Rapport sur le futur démographique de l'Afrique et sur ses défis

La fondation du couple de philanthropes publie son rapport annuel, dans lequel il estime que malgré l’explosion démographique, la jeunesse peut être un levier de croissance.

Bill et Melinda Gates président la plus importante organisation caritative privée du monde. Et ils n’ont pas perdu de leur optimisme pour éradiquer la pauvreté. Quand d’autres s’inquiètent de la pression démographique en Afrique subsaharienne, qui laisse planer un sérieux doute sur sa capacité à devenir le nouvel eldorado économique du siècle, le couple de philanthropes estime que les “tendances actuelles ne sont pas irréversibles”. Dans le rapport annuel de leur fondation, le deuxième, publié ce mardi 18 septembre, ils se disent convaincus “qu’en investissant dans la jeunesse, les pays pauvres peuvent changer de cap”.

Ils constatent : “Les formidables progrès dans la lutte contre la pauvreté et les maladies réalisés depuis des décennies sont sur le point de s’arrêter. La raison est que la croissance démographique est plus forte dans les régions les plus pauvres – la population d’Afrique devrait pratiquement doubler d’ici trente ans. A ce rythme, le nombre de personnes démunies dans le monde arrêtera de baisser et pourrait même commencer à augmenter.” Ils estiment cependant que “l’explosion démographique des jeunes que nous observons peut profiter à l’économie”. Selon leurs calculs, “si les jeunes sont en bonne santé, reçoivent une éducation et sont productifs, ils seront plus nombreux à travailler et à innover pour stimuler et accélérer la croissance”.

Les exemples chinois et indien

Bill et Melinda Gates, qui rappellent que d’ici 2050 86% des personnes les plus pauvres devraient vivre dans les pays d’Afrique subsaharienne (en République démocratique du Congo et au Nigeria notamment), prennent l’exemple de la Chine et de l’Inde qui ont réduit leur pauvreté. Pour eux, la principale solution réside dans l’investissement du “capital humain” (santé et éducation), surtout dans les pays les plus pauvres à forte croissance démographique. “Ces investissement pourraient faire croître l’économie de près de 90% d’ici 2050. Les pays les plus pauvres seraient alors à même de rompre avec leur période de stagnation et suivre l’exemple de la Chine et de l’Inde”, écrivent-ils.

Revendiquant 15 milliards de dollars investis en Afrique, ils préconisent des investissements axés sur la santé et l’éducation des plus jeunes, puisque près de 60% des Africains ont moins de 25 ans. Le rapport cite le succès des programmes anti-VIH mis en place au Zimbabwe et que la fondation chercher à répéter ailleurs. Il rapporte également le programme qui permet aux femmes vivant dans les régions isolées du Kenya d’avoir accès à la contraception.

nouvelobs.com

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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