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Pédagogie numérique : trois innovations mises en œuvre dans les établissements

Pour s’imposer  dans les pratiques en classe, l’outil innovant doit répondre à un besoin pédagogique et s’adapter pour chaque enseignant.

Le numérique n’a pas attendu la crise sanitaire et l’enseignement à distance pour faire son entrée dans les établissements scolaires. Mais l’école à la maison a permis à la question de l’usage pédagogique des outils numériques de sortir du cercle des enseignants déjà acculturés au numérique. Le seul caractère « innovant » ne suffit pas, encore faut-il que l’outil réponde à un besoin en classe, et qu’il puisse être adapté, « bricolé » par l’enseignant qui prépare son cours. Car « il n’y a pas d’innovation numérique sans innovation pédagogique, rappelle Pascal Plantard, anthropologue spécialiste des usages éducatifs du numérique à l’université Rennes-II. Les outils qui marchent vont souvent de pair avec une pédagogie active et coopérative avec les élèves. »

Des robots éducatifs

Parmi les innovations qui se sont fait une place dans nombre de salles de classe des tout-petits depuis une dizaine d’années, on trouve les robots éducatifs Bee-bot et Blue-botSi leur usage s’est accéléré depuis 2016 et l’entrée dans les programmes scolaires de cycle 2 d’une initiation à la « programmation », ceux-là sont déployés depuis la rentrée 2020 de la maternelle au CE2 dans les départements de l’Aisne et du Val-d’Oise dans le cadre de l’expérimentation de Territoires du numérique éducatif, lancée après la crise sanitaire.

Les deux outils prennent la forme d’une abeille dont le déplacement au sol peut être programmé par les élèves soit, pour les plus jeunes, avec les touches directionnelles présentes sur sa carapace, soit pour les plus âgés à travers une « barre de programmation » ou une tablette connectée. De quoi apprendre de manière ludique à se repérer dans l’espace, mais aussi à « coder » un déplacement et à développer la notion d’algorithme.

EduGeo révolutionne les cours de géographie

EduGéo est (avec ArcGIS) l’un des deux principaux systèmes d’information géographique (SIG) utilisés en classe pour faire de la cartographie. Développé dès 2010 par l’Institut géographique national (IGN) en partenariat avec l’éducation nationale, il donne accès à des cartes géographiques, des images spatiales et aériennes, des photos, des statistiques, des cartes historiques.

« Cet outil a complètement changé ma façon d’enseigner la géographie, commente Olivier Pingal, professeur d’histoire-géographie à Suresnes, et expert des usages pédagogiques à la Direction du numérique éducatif du ministère. Je demande aux élèves de prendre une carte urbaine de 1960, d’entourer le bâti, puis d’y superposer la même carte aujourd’hui ; ils visualisent en un coup d’œil, et de manière presque ludique, ce que veut dire “périurbanisation”. Pareil avec le “recul des côtes”, les “espaces de faible densité”, etc. » L’outil offre aussi la possibilité de travailler sur des cartes interactives, mais également sur de nombreuses bases de données et statistiques dans le cadre de l’éducation aux médias et à l’information.Le visionnage de cette vidéo est susceptible d’entraîner un dépôt de cookies de la part de l’opérateur de la plate-forme vidéo vers laquelle vous serez dirigé(e). Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé, afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de cette vidéo. Si vous souhaitez continuer et lire la vidéo, vous devez nous donner votre accord en cliquant sur le bouton ci-dessous.Lire la vidéo

Des fab lab en collège et lycée

Quel point commun entre le collège Louise-Michel de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), les lycées Henri-Loritz à Nancy et Jean-Mermoz à Béziers (Hérault), et la cité scolaire Paul-Valéry, à Paris (12e) ? Sous l’impulsion d’enseignants férus de technologie et avec le soutien de l’éducation nationale, ces établissements ont ouvert des fab lab ces dernières années. Dans ces tiers-lieux créés au sein même des bâtiments, ordinateurs et tablettes graphiques côtoient robots, découpeuse laser et imprimantes 3D.

Comme, par exemple, à la cité scolaire Paul-Valéry à Paris, où environ 150 élèves viennent chaque semaine depuis 2017 au fab lab sur leur temps libre pour comprendre ce qu’est un programme informatique ou un algorithme, l’intelligence artificielle, coder une application, construire et programmer un robot, etc. « Le lieu sert de point d’accroche pour les élèves volontaires souhaitant acquérir ou renforcer leur culture numérique ou leur compréhension de la science informatique, pour leur plaisir ou la suite de leurs études » , résume Stéphane Pamphile, enseignant cocréateur du fab lab. De quoi créer des vocations vers les filières scientifiques, notamment chez les filles.

lemonde.fr

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Written by Fama

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