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Les États-Unis autorisent le premier médicament connecté

Premier médicament connecté aux États-Unis

Les États-Unis ont autorisé, pour la première fois la mise sur le marché d’un médicament connecté. Il permet de retracer la prise du traitement de la schizophrénie. Mais il n’est pas exempt d’effets secondaires.

On connaissait les montres, les voitures et les maisons connectées, cette technologie s’applique aujourd’hui aux médicaments. Aux États-Unis, la FDA (Food and Drug Administration) a en effet autorisé la mise sur le marché du premier médicament connecté. Pour la première fois, un capteur est introduit dans un comprimé, permettant ainsi de connaître l’heure et la date de la prise du traitement.

Baptisé Abilify MyCite©, cette technologie a été appliquée à l’Aripiprazol, médicament utilisé entre autres dans le traitement de la schizophrénie. Cette maladie chronique touche près d’1% de la population américaine et 600.000 personnes en France d’après l’INSERM.

En connexion avec son smartphone et son médecin

Les traceurs pouvant être ingérés existent depuis de nombreuses années mais la particularité ici est bien son introduction dans un médicament. Le capteur du comprimé est composé de cuivre, de magnésium et de silice. Lorsqu’il entre en contact avec le liquide de l’estomac, il envoie un signal au patch collé au thorax du patient. (Celui-ci doit être changé toutes les semaines). Le dispositif transmet alors les informations à une application mobile permettant de rappeler aux malades l’heure de la prise de leur traitement. Ils peuvent également autoriser leur médecin à suivre les informations à distance grâce à un site internet dédié.

Encore quelques limites

La transmission des informations peut néanmoins prendre quelques heures. En ce sens, La FDA souligne que ce dispositif ne doit pas être utilisé pour détecter l’ingestion de médicaments en «temps réel» ou en cas d’urgence. Par ailleurs, elle garde ses distances avec cette technique qui, selon la FDA, n’a pas montré d’améliorations quant à l’observance du traitement par les patients.

Des effets secondaires ont par ailleurs été relevés lors des essais cliniques comme des vomissements, nausées, constipations, maux de tête, étourdissements et insomnies. Des irritations de la peau, au niveau du patch, ont également été signalées. La FDA précise donc que les médecins prescrivant ce dispositif doivent s’assurer de la capacité du patient à comprendre et à utiliser ce système.

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Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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