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M. Yves Laterne « Sans institutions fortes, sans services publics performants, on ne peut pas réaliser les Objectifs du Développement Durable ».

Rencontre UGB, UCAD et IDEA

Rencontre UGB, UCAD et IDEA.

L’Unité de Formation et de Recherche des Sciences Juridiques et Politiques (UFR SJP) de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et l’IDEA International (Institute for Democracy et Electoral Assistance) ont organisé une rencontre avec les enseignants, les doctorants et les masterisants desdites universités. Celle-ci s’est tenue ce mercredi 05 avril 2017 au Centre de Recherche, d’Etude et de Documentation sur les Institutions et les Législations Africaines (CREDILA) de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’UCAD.

Sous la présidence du Doyen de la FSJP Pr. Mamadou Badji, la rencontre a été marquée par la présence de la Cheffe du Département des Sciences Politiques de l’UGB, Pr. Mame Penda Ba, du Secrétaire Général de IDEA International et ancien Premier Ministre du Royaume de Belgique, M. Yves Leterne et du Directeur Régional Afrique et Asie de l’Ouest de IDEA International. Cette conférence qui revêt une importance capitale était placée autour du thème « la Gouvernance Démocratique : un impératif catégorique pour la réalisation des Objectifs du Développement Durable ».

Les Objectifs du Développement Durable ne seront pas au rendez-vous sans une bonne gouvernance dans le système politique et dans les processus électoraux. Dès l’entame de son propos, le secrétaire Général de L’IDEA, M.Yves Laterne a rappelé que  pour la réalisation des Objectifs du Développement Durable, il faut d’abord améliorer la qualité des processus électoraux par la transparence, de travailler avec les divers acteurs du milieu politique et aussi du milieu économique, socioculturel et environnemental, de renforcer le fonctionnement des institutions et également de créer des conditions pour une participation effective des citoyens à la gestion des affaires les concernant. Par ailleurs, il a ajouté que « Sans institutions fortes, sans services publics performants, on ne peut pas réaliser les Objectifs du Développement Durable ».

A en croire, le Secrétaire Général de l’IDEA considère que  la force  du continent africain niche dans  son peuple, dans sa population, ses citoyens, ce qui le particularise d’ailleurs. Il est donc important de donner toute les possibilités aux peuples africains  de pouvoir  demander des comptes  aux dirigeants politiques et autorités publiques. A cet effet, le dirigeant doit savoir qu’il est élu par le peuple et pour le peuple mais pas pour se servir lui même. Ce dernier doit avoir la capacité d’agir, de servir de police c’est-à-dire d’avoir la possibilité de  contrôler et de rappeler à l’ordre lorsque les règles démocratiques sont enfreintes par les dirigeants.

Poursuivant sur la même logique, il a estimé qu’il n’est pas non plus facile d’atteindre ces objectifs quand beaucoup de contraintes font face aux volontés politiques. Ce qui par conséquent amoindrit davantage les chances d’une gouvernance démocratique et vertueuse. Des processus électoraux parfois faussés, des résultats frauduleux, des campagnes basées sur un abus d’argent, sont autant de difficultés qui peuvent bafouer les règles de la politique, l’expression du peuple et le choix de son avenir. « Il y a des dysfonctionnements dans les institutions, parfois les services publiques ne délivrent pas de bon services parce que y a pas assez de contrôle  par les citoyens, les citoyens n’ont pas d’impact sur le contrôle de la qualité des ces services. L’insécurité aussi est un énorme obstacle dans l’évolution d’une société pour l’élaboration de la mise en place de services publics performants, de la qualité des institutions et du processus électoral » dixit-il.

En ce sens, le Secrétaire Général de l’IDEA estime qu’il y a énormément de travail à faire concernant les systèmes de gouvernance en Afrique même si au Sénégal la transition démocratique s’opère sans difficultés majeures. Ce travail consiste à accompagner les gouvernements en  mettant l’accent sur la promotion de sociétés pacifiques et inclusives pour le développement durable, en ayant accès à la justice pour tous et en renforçant les institutions responsables et efficaces à tous les niveaux.

Au terme de sa communication, M.Yves Laterne n’a pas manqué de souligner la politisation dans la gouvernance des systèmes en Afrique. A son avis, une bonne gouvernance repose d’une part sur la  dépolitisation quant au niveau des élections qu’au niveau de l’accès aux services publiques et à la répartition des richesses pour un accès équitable à tous les citoyens. Et, d’autre part sur une politisation dans le sens où les choix des politiques doivent reposer sur les citoyens, de poser des débats politiques de qualité, de confrontation de programmes, d’idées, et d’élaboration de visions porteurs de développement.

 

 

 

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