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Faute de profs : Les élèves des lycées de Saldé Et Pété en Grève

Saldé Et Pété en Grève

Restés depuis l’ouverture des classes sans faire un seul cours d’espagnol, les élèves des lycées de Saldé et de Pété observent une grève. Ils appellent les autorités à réagir.

Plus aucun cours n’est dispensé, depuis quelques jours, aux lycées de Saldé et Pété. Les élèves sont entrés en grève pour exiger des autorités l’affectation d’un professeur d’espagnol à leurs établissements. Ils ont décrété 72 heures de grève. Une décision qu’ils appliquent presque depuis le début de l’année 2018. Les élèves en classe de terminale, qui ont choisi l’espagnol comme première langue, n’ont toujours pas fait un seul cours de cette discipline. Ces graves perturbations notées dans ces lycées ont fini d’inquiéter les parents et élèves. Ces derniers continuent d’exiger l’affectation urgente de professeurs d’espagnol, avant qu’ils ne perdent définitivement l’année en cours.

Ly, élève en classe de terminale ; souligne que lui et ses camarades ont presque perdu l’année. «Ce qui constituerait une faute grave des autorités. Depuis l’ouverture des classes, on nous promet que le professeur sera bientôt là. Mais, il n’est toujours pas là», s’indignent les grévistes. «La direction du lycée a encore promis de nous affecter un professeur avant fin janvier. Si les promesses ne sont pas respectées, nous ne ferons que prolonger nos vacances jusqu’à satisfaction totale de nos revendications», avertissent les élèves. Avant d’ajouter : «Avec ce manque de professeurs d’espagnol, on est en retard sur le programme. On se demande même si une fois que le professeur arrive, on peut rattraper le temps perdu». Cette candidate au bac qui a requis l’anonymat estime que si elle a choisi l’espagnol comme première langue, c’est parce que le coefficient est de 6. «A l’écrit, on est noté à 4 comme coefficient et à l’oral, nous sommes notés à 2. Imaginez que, depuis que l’école a ouvert ses portes, nous n’avons fait aucun cours, c’est irrespectueux de la part des autorités qui crient partout qu’elles veulent une école émergente», se désole S. Sow élève de terminale. L’autre difficulté qui a fini d’impacter les enseignements de ces enfants est que depuis que leur collège a été érigé en lycée, ils ont du mal à faire cours comme il se doit. «Dans les salles de classe, les potaches s’assoient à trois par table-banc. Ce qui n’est pas normal pour des autorités qui veulent un enseignement de qualité», s’indigne H. Sy élève en classe de terminale.

D’ailleurs, par rapport aux manque de tables bancs, les potaches expliquent qu’ils ne voulaient même pas en parler, puisqu’ils vivent ce problème depuis que leur collège a été érigé en lycée. «Et à chaque rentrée des classes, on nous promet que le problème sera résolu avant les vacances, alors que rien n’est fait par les autorités», peste un élève de la classe de troisième.

Au lycée de Pété aussi, non loin de celui de Saldé, les élèves ont déclenché une série de grèves depuis l’ouverture des classes. Ces derniers, à l’instar de leurs camarades de Saldé, restent aussi confrontés à un manque de professeurs d’espagnol. Dans ce lycée de Pété, la paralysie est générale car au début de chaque semaine ce sont des mots d’ordre de grève qui sont lancés par les potaches.

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