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Sénégal : 436 milliards F CFA investis en cinq ans dans l’enseignement supérieur (Pm)

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Mouhammad Boun Abdallah Dionne, le Premier ministre du Sénégal a déclaré, lundi à Dakar, que l’Etat a dépensé 436 milliards F CFA en cinq ans dans l’enseignement supérieur depuis l’accession du président Macky Sall au pouvoir.

« Les réformes engagées par le président Macky Sall pour une restructuration profonde du système d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation ont coûté en cinq ans 436 milliards F CFA d’investissement en infrastructures et équipements compte non tenu des dépenses de fonctionnement, de la politique des bourses et des œuvres sociales universitaires », a indiqué Mouhammad Boun Abdallah Dionne.

Le Premier ministre s’exprimait à la cérémonie de retour des diplômés de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Présidant cette rencontre qui a vu la participation de plusieurs sommités, M. Dionne a souligné qu’ « en 2015, un Prix pour la Recherche doté de 500 millions F CFA a été créé afin de financer les chercheurs pour relever les défis du développement ».

Poursuivant, il a salué l’initiative des anciens de l’Ucad qui « n’attendent pas tout des pouvoirs publics ». Un point que partage Ibrahima Thioub, le Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).

Pour cet historien, ces retrouvailles sont une occasion de « procéder à une introspection pour vérifier si le legs des aînés a été bien préservé et fructifié par les cadets ». Selon le professeur Thioub, « au bout d’un siècle d’existence, l’Ucad se doit, s’adossant toujours à sa riche trajectoire qui en fait un patrimoine africain, de se repositionner pour faire partie des premières universités du monde ».

Pour l’atteinte d’un si ambitieux objectif, il faut selon lui, « la mobilisation de toutes les énergies, l’observation du parcours de cette institution avec la sagesse et l’esprit critique positif qui aideront à corriger ses tares afin d’identifier les solutions à mettre en œuvre pour son renouveau ».

Concluant son propos, Ibrahima Thioub a soutenu que « dans la grande compétition entre les nations et les civilisations, le savoir est devenu l’arme par excellence. Nul n’est forclos a priori, il n’y en a que le manque de confiance en soi qui constitue un handicap. Nul ne part perdant s’il a foi en soi, en sa culture et nourrit en son cœur l’amour de sa patrie ».

Les festivités marquant le retour des diplômés de l’Ucad « homecoming » coïncide avec le centenaire de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO) de l’Ucad. De l’avis du Pr Abdoulaye Samb, doyen de ladite faculté, cet anniversaire « offre aux spécialistes des sciences biomédicales et sociales et aux historiens l’opportunité de revisiter l’évolution des enseignements des sciences biomédicales depuis la création de l’Ecole de médecine de Dakar jusqu’à nos jours ».

En outre, M. Samb a informé qu’un « colloque international plaçant la FMPO au cœur du débat va identifier les pistes de solutions salvatrices pour l’évaluation voire la refondation de la faculté dans un contexte de mondialisation irréversible et face aux enjeux actuels de la santé publique ».

Henriette Dagri Diabaté, Grande chancelière de l’Ordre national de la République de Côte d’Ivoire a été choisie comme marraine du « homecoming » des diplômés de l’Ucad. Un choix justifié du reste car, c’est dans ce temple du savoir qu’elle a obtenu « son premier diplôme universitaire, le Certificat littéraire général (CELG) en 1958-1959 après avoir fréquenté l’Ecole normale de Rufisque ».

Très émue, elle n’a pas manqué de jeter un regard sur le rétroviseur. « C’est à cette époque que j’ai remarqué, souvent debout au fond du bus qui nous transportait de l’université à la cité, Abdou Diouf, un grand jeune homme réservé et courtois. Personne, pas même lui, n’imaginait alors qu’il serait un jour le président de la République du Sénégal, puis le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) », s’est-elle souvenue.

De son côté, Tamaro Touré, la présidente du Comité d’initiative des anciens de l’Ucad a fait savoir que les anciens résidant au Sénégal ou dans les pays de l’ancienne Afrique Occidentale Française (AOF) ont été mobilisés autour d’une action solidaire. Ainsi, a-t-elle renseigné, « Ibrahim Boubacar Keïta, président du Mali et ancien étudiant de l’Ucad (en latin et grec) a versé 65 millions F CFA. Macky Sall, président du Sénégal et ancien étudiant de l’Institut des Sciences de la Terre (IST) a donné une contribution de 100 millions F CFA ».

A en croire Mme Touré, l’objectif est d’apporter « un souffle nouveau à l’Ucad qui ne doit pas perdre son caractère de producteur d’une élite africaine éclairée ».

apanews.net

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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