in

En Inde, un étudiant se suicide chaque heure

Suicide des étudiants en Inde

Le nombre de suicides dans les établissements d’enseignement supérieur indiens ne cesse d’augmenter. Il a frôlé les 10.000 sur la seule année 2016 et l’échec scolaire en est la première cause.

L’hécatombe d’étudiants qui se donnent la mort en Inde se perpétue. Durant les trois années 2014-2015-2016, ils sont 26.000 à s’être suicidés, sur une population totale de 1.3 milliards d’habitants. Le stress et l’échec sont les premières raisons invoquées pour expliquer ce macabre phénomène, mais d’autres indicateurs, dans un pays qui pousse de plus en plus ses jeunes à l’excellence académique, sont à prendre en considération.

Ces données brutes sont évidemment impressionnantes. Cependant, elles ne valent que si on les relie au nombre d’étudiants sur le territoire. Ainsi, sur une population étudiante estimée à 35 millions d’âmes, cela représente un ratio de 0,00028% d’étudiants qui se suicide chaque année. Soit un étudiant sur 3 500. À titre de comparaison, en France, la population estudiantine est de 2.5 millions environ. Si l’on y appose le même taux de suicide qu’en Inde, on arriverait à un chiffre de 700 suicides par an. Or, d’après les données de l’Injep parues en 2015 et portant sur l’année 2011, il y a 392 suicides chez les 15-24 ans. Et ce chiffre englobe un panel plus large que les simples étudiants. On peut donc estimer qu’en Inde, les étudiants se suicident au moins deux fois plus qu’en France.

Pour expliquer ce phénomène, le site américain Quartz explique d’abord que l’échec aux examens compte pour une part majeure. Environ 25% des jeunes Indiens se donnent la mort pour cette raison (2 413 en 2016). Logiquement, c’est la zone où les universités sont le plus regroupées et les études les plus exigeantes – la capitale économique Bombay et sa région du Maharashtra – qui est la plus touchée par le phénomène. Ainsi dans cette seule région, 1 350 étudiants se sont tués en 2016. À l’inverse, des zones comme le Ladakh, au nord, ou le Kerala, au sud, sont quasiment épargnées.

Université dans le noir pour lutter contre la dépression

D’autres raisons sont avancées par le site Yourdost, qui a écrit un papier de blog sur ce sujet en 2016. Ainsi, la crainte de ne pas réussir, le stress dans le choix de la carrière ou les dépressions exogènes au milieu universitaire rentrent aussi en jeu. Pour endiguer cette vague de suicides, le gouvernement a mis en place un programme pour la santé mentale dans les universités, avec des services de prévention contre les risques de suicide et des cours de gestion du stress managérial.

Plus étonnant encore: l’un des établissements les plus réputés du pays, l’Indian Institute of Technology-Kharagpur, coupe carrément le courant dans l’internat une heure en début de soirée pour lutter contre la dépression en encourageant les élèves à sortir de leurs chambres pour aller parler entre eux dans les zones encore éclairées. Sans utiliser smartphones ou ordinateurs durant ce temps.

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Responsable Comptable

Une importante société de la place Recrute un Chargé de Compte

Développeur

Une société de la place recrute un Ingénieur Réseau Senior