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La Tanzanie se prépare à absorber la hausse prévue du nombre d’étudiants

L’amélioration du taux de scolarisation en Tanzanie va faire grimper le nombre d’étudiants dans les universités. Pour gérer la situation, le pays doit organiser son enseignement supérieur en augmentant les capacités d’accueil et en actualisant les programmes de formation.

Selon les prévisions du gouvernement tanzanien, la demande au niveau de l’enseignement supérieur devrait atteindre au moins 482 000 places, d’ici 2030. Pour absorber cette hausse du nombre d’étudiants, le pays va mettre en œuvre un projet de développement de l’enseignement supérieur financé par la Banque mondiale.

Pour les 5 prochaines années en effet, la Tanzanie a reçu un financement de 425 millions de dollars de la Banque pour mettre en œuvre cette initiative dénommée « projet quinquennal d’enseignement supérieur pour la transformation économique (HEET) ».

« Le secteur de l’enseignement supérieur fait face depuis longtemps à de nombreux défis, notamment la question des infrastructures, à un moment où les étudiants qui demandent l’admission à l’université sont en augmentation », a déclaré le Dr Michael Nyella, expert tanzanien en éducation.

L’accès à l’enseignement supérieur est un défi dans le pays. Même si la courbe du nombre des inscriptions a chuté ces dernières années, elle devrait vite reprendre une allure ascendante, grâce à l’amélioration du taux de scolarisation qui accroît le nombre de nouveaux bacheliers.

D’après les experts gouvernementaux, la grande part du financement sera utilisée pour stimuler les admissions, et améliorer les capacités d’accueil des universités. A ce titre, de nouveaux campus seront construits comme celui de l’Université de Dar es Salam dans la région de Lindi qui pourra accueillir 360 étudiants, le campus Mloganzaila de l’Université de la santé et des sciences connexes de Muhimbili (Muhimbili University of Health and Allied Sciences), avec une capacité d’accueil de 11 000 étudiants, et le celui de l’Université d’agriculture de Sokoine Mizengo Pinda (Sokoine University of Agriculture Mizengo Pinda), à Katavi, qui pourra accueillir 2500 étudiants.

Aussi, près de 1000 enseignants seront formés. L’objectif est de donner aux diplômés les compétences recherchées par les employeurs, afin de booster le développement économique dans le secteur.

Notons que la réforme devrait aussi toucher les méthodes d’enseignements qui seront désormais plus orientées vers le numérique.   

agenceecofin.com

Written by Mamadou Ndiaye

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