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Interdiction de fumer dans les espaces publics : une loi sans rigueur ou très timide

Timidité de la mise en application de la loi

Le journal universitaire vous plonge dans les profondeurs de la journée internationales anti-tabac avec cet article qui survole la timidité de la mise en application de la loi anti-tabac.

Problème majeur de santé public, le tabagisme ne cesse de faire de victimes dans le monde et constitue une cause majeure de maladies et de décès. Suffisant pour que les Etats s’attaquent à ce mal. Et dans ce combat, le Sénégal figure parmi les premiers pays d’Afrique qui a réussi à mettre en place un cadre législatif interdisant l’usage du tabac dans les lieux publics.

Depuis la promulgation de la loi par le président de la république Macky Sall deux ans après son adoption à l’assemblée nationale (14 mars 2014), l’application de celle-ci tarde toujours. Pourtant, notre pays était sur la bonne voix, en ce sens qu’un plan anti-tabac avait été initié par le gouvernement à travers les actions du ministère de la santé. Lors de la cérémonie de lancement de nouveaux paquets de cigarettes pour protéger les citoyens sénégalais, le professeur Eva Marie Coll Seck avait émis des mises en gardes sanitaires. Dans ce cadre, le ministre revenait sur les points phares de la loi notamment l’interdiction formelle de fumer dans les lieux publics sous peine d’une amande. Cette interdiction totale de fumer concerne les lieux ouverts au public ou à usage collectif et tout autre lieu constituant un espace de travail, mais aussi dans tous les établissements préscolaires, scolaires, les Centres de formations professionnelles, les établissements d’enseignements supérieurs, de santé, de transport ainsi que dans ceux destinés à l’accueil et à l’hébergement.

Par ailleurs, il était interdit de faire la publicité, la promotion, et le parrainage des produits du tabac. La loi préconisait que le conditionnement et l’étiquetage extérieur des produits du tabac portent des mises en garde pertinentes sous forme d’image et de texte couvrant 70% des deux faces principales du paquet de cigarette. Il n’était plus permis également de vendre du tabac et des produits du tabac dans les abords immédiats des établissements scolaires, infrastructures et administrations jusque dans un rayon de 200 mètres.

Ainsi, deux périodes transitoires ont été élaborées. Un délai de six mois pour l’industrie, l’étiquetage et le conditionnement et un second de neuf mois pour les exploitants qui devaient se conformer à la loi afin de mieux aménager des fumoirs clos et isolés.

Aujourd’hui, il reste clair que la mise en œuvre de politique d’accompagnement de cette loi connait une lenteur pour ne pas dire une mauvaise application. Pourtant, celle-ci constituait une grande opportunité qui pourrait permettre à nos jeunes de saisir l’information afin d’éviter les risques de maladie causés par le tabac et d’apporter les changements nécessaires pour relever le défis du tabagisme.

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