in ,

L’UNESCO aide le Sénégal à améliorer la transparence du financement de l’éducation

Crise scolaire/UNESCO-Sénégal/Formation/Afd/UNESCO-Education/RSE Sewa/langues étrangères et les langues africaines/Hausse des frais d'inscription aux examens du CFEE et du BFEM/Alphabétisation et de formation professionnelle/Unesco donne une mauvaise note à l’Afrique/UNESCO dénonce l'absentéisme des enseignan/élèves du primaire ne maîtrisent pas la lecture et le calcul

Les dépenses d’éducation du Sénégal augmentent régulièrement, se partageant à peu près à parts égales entre dépenses publiques et dépenses des ménages.

Tels sont les résultats 2016 issus des Comptes nationaux de l’éducation (CNE) du pays, qui suivent et classent différentes données à partir de sources de financement clés – ressources publiques, dépenses privées et financements externes – dans un cadre commun afin de mieux cibler les ressources éducatives, d’améliorer les décisions politiques et de suivre les progrès dans la réalisation de l’ODD4.

Au cours de l’année écoulée, le programme de l’UNESCO pour le développement des capacités pour l’Éducation (CapED), avec l’assistance technique de l’Institut international de planification de l’éducation (IIPE) de l’UNESCO, a appuyé le développement du CNE du Sénégal dans le cadre d’un programme plus large vivant à opérationnaliser l’ODD4.

Capitalisant sur un travail initial financé par le Partenariat mondial pour l’éducation (link is external) (GPE), CapED a fourni un développement de capacité complet pour le CNE, y compris l’analyse de tous types de flux de financement. Cela s’est traduit par un renforcement des outils existants de collecte et d’analyse des données et par le développement de nouveaux outils afin de recueillir toutes les dépenses pour l’éducation, jusqu’au niveau de l’administration locale et des écoles. Les dépenses sont maintenant regroupées dans un cadre commun, un outil qui permet au gouvernement d’obtenir une vue plus précise de la répartition des ressources entre les sous-secteurs.

Les résultats du CNE pour 2016 révèlent une répartition quasi-égale des dépenses d’éducation entre les ressources publiques et les ménages (environ 48 % pour chaque), cette part variant en fonction des sous-secteurs. Cette situation peut s’expliquer en partie par l’amélioration de la situation socio-économique du pays ces dernières années, puisque les ménages disposant d’un pouvoir d’achat accru dépensent plus pour l’éducation privée. Dans le même temps, les contributions fournies par les partenaires de développement ne s’élèvent qu’à environ 3 %.

Ces résultats montrent aussi une augmentation régulière du financement du secteur éducatif entre 2009 et 2016, période pendant laquelle le nombre d’étudiants réussissant aux examens du secondaire a par ailleurs plus que doublé (54 571 en 2016 comparé à 20 475 étudiants en 2009).

Les informations relatives à la structure budgétaire du secteur de l’éducation ont permis au Sénégal de faire une estimation des projections financières de son plan sectoriel de l’éducation (PAQUET – 2013-2030) et de préparer une meilleure allocation des ressources financières tenant compte de l’équité, de la qualité et de la transparence.

Le CNE aura effectivement pour effet d’améliorer la transparence, puisque le gouvernement, les enseignants et les communautés auront accès aux données publiées sur l’utilisation qui est faite des ressources. L’UNESCO a également appuyé le Sénégal pour le développement d’un outil de simulation qui permet d’estimer les besoins de financement pour réaliser les cibles de l’ODD4, tandis que le CNE facilitera la prise de décision et le suivi des progrès dans la réalisation des cibles de l’objectif.

L’expérience et les résultats du CNE ont été partagés le 31 janvier 2018 lors d’un événement parallèle organisé conjointement par le gouvernement du Sénégal et l’UNESCO à Dakar, prélude à la troisième conférence de financement du GPE. Réunissant plus de 200 participants, l’événement a été une occasion unique de discuter des résultats de l’investissement dans le secteur éducatif, ainsi que des défis et des possibilités rencontrés dans le processus de développement du CNE. Une conférence nationale sur le financement de l’éducation aura lieu en avril 2018, afin de permettre d’utiliser les résultats du CNE pour parvenir à des dépenses éducatives plus équitables et efficientes.

Suite à ce processus, le pays va maintenant développer son CNE infranational de façon indépendante.

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ëttub wolof

IFAN-Ëttub wolof: un site web et une application en ligne pour l’apprentissage du wolof

lycées de Thiaroye et de Mbao

Création de «Mini Entreprise» : 200 élèves des lycées de Thiaroye et de Mbao formés