in

Au Maroc, l’USAID mise sur la formation aux soft skills

USAID Career Center

Avec sa nouvelle plateforme d’e-learning, le programme américain USAID Career Center souhaite préparer au mieux les étudiants et jeunes diplômés marocains à la transition vers le marché du travail.

Obtenir son diplôme, c’est bien. Savoir se vendre devant un recruteur, c’est encore mieux. Tel est l’enjeu du nouveau cours en ligne intitulé « Mon Kit pour l’emploi » mis en place depuis janvier par USAID Career Center en partenariat avec le gouvernement marocain. Cette plateforme d’e-learning fait partie des 24 modules proposés par la formation Najahi que le programme USAID Career Center développe depuis 2016. À travers neuf étapes de 15 à 20 minutes chacune, des personnages animés confrontent l’utilisateur, en français, à des situations réelles et le préparent aux étapes clés d’un processus de recherche d’emploi version 3.0. Le parcours est ensuite couronné par une attestation de réussite.

La préparation à l’emploi

On les aide à formuler leurs objectifs, on travaille sur la rigueur et la confiance en soi.

À l’heure où les jeunes demandeurs d’emploi marocains manquent de technique à la fois écrites et orales pour trouver un job, l’USAID (l’Agence américaine pour le développement international) mise ainsi sur les soft skills. Ces compétences que l’on apprend rarement à l’école, recouvrent par exemple la bonne lecture des offres d’emploi, la préparation d’un entretien, la conception d’un CV, le travail en équipe, la gestion du temps jusqu’à la tenue vestimentaire adéquate.

Au Maroc, 80 % des chômeurs sont en effet des jeunes et le taux de chômage croît avec le niveau d’éducation, passant de 1,6 % pour les non diplômés à plus de 22 % pour les diplômés de l’université. « Il manque aux jeunes marocains des compétences non techniques pour trouver un travail correspondant à leurs qualifications, poursuit Alexandra Balafrej, chef des programmes Career Center, contractante de l’USAID. On les aide à formuler leurs objectifs, on travaille sur la rigueur et la confiance en soi. On appelle cela la préparation à l’emploi ».

L’attitude et le savoir-être

Sur place, les étudiants peuvent suivre gratuitement le programme au sein des trois centres basés à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, l’Université Abdelmalek Essaadi de Tanger et l’Université Hassan II de Casablanca. D’autres sont installés dans les instituts de formation professionnelle (OFPPT) situés dans les trois villes citées. En parallèle des contenus en ligne, les élèves peuvent également bénéficier de cours approfondis. « Nous avons des ateliers de deux heures données par des conseillers carrière sur différents thèmes et une formation intensive de trois à cinq jours où l’on travaille beaucoup sur le comportemental, l’attitude, le savoir-être, la gestion du stress ».

Les étudiants peuvent suivre gratuitement le programme.

Regarder les besoins par secteur

Intégrer un Career Center, c’est aussi la possibilité pour les demandeurs d’emploi de se faire une idée des besoins en compétences dans chaque région, notamment via une carte interactive qui relaie les chiffres recensés et mis à jour par l’Anapec.

Intégrer un Career Center, c’est aussi la possibilité pour les demandeurs d’emploi de se faire une idée des besoins en compétences dans chaque région.

« Quand on travaille sur les soft skills, il faut regarder les besoins par secteur, analyse Alexandra Balafrej. Par exemple, pour le secteur automobile à Tanger, il est très important d’avoir une capacité à définir des objectifs, le sens de la responsabilité individuelle, savoir élaborer une vision, être ponctuel, travailler en équipe et savoir négocier. Dans le tourisme, les entreprises apprécient davantage la communication verbale, le relationnel et le respect des échéances. Si vous êtes manager, on regardera votre capacité à diriger une équipe ».

Une pré-sélection pour les entreprises

Pour l’heure, ils sont déjà plus de 96 000 à avoir bénéficié des différents modules proposés par les Career Center de l’USAID au Maroc depuis deux ans. Et l’offre globale séduit de plus en plus les entreprises elles-mêmes. « Nous avons des entreprises qui contactent des Career Center pour leur demander de présélectionner des jeunes avant de les recruter. En retour, 9 entreprises sur 10 nous disent voir la différence avec celles et ceux qui sont passés par la formation. Ils les trouvent plus productifs, plus engagés et ont moins de turn over par rapport à d’autres jeunes qu’ils auraient employé. ».

Par ailleurs, une trentaine de professeurs d’université vont bientôt recevoir à leur tour une formation pour savoir comment inculquer les techniques de recherche d’emploi à leurs élèves. Preuve que l’employabilité des jeunes au Maroc est l’affaire de tous. Pour rappel, l’USAID a investi pas moins de 24 millions de dollars dans ce programme.

jeuneafrique.com

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

inscriptions dans les Universités/Offre de bourses d’études supérieures/bourses d’études par le Gouvernement Japonais/bourses Indonésie/Bourses Hamilton Shirley AMERASINGHE 2016 2017

Offres de Bourse Ashinaga pour l’Afrique 2018

paludisme

Afrique subsaharienne : près d’un quart des réserves de sang contaminées par le paludisme