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Diplômes des Etablissements Publics et Privés : la validation de légalité et de qualité assignée à l’ANAQ-SUP

Liste des établissements ayant reçu un avis favorable de l'Anaq-Sup/anaq-sup

La reconnaissance par l’Etat sénégalais de diplômes délivrés par les établissements publics et privés est désormais soumise à des principes de légalité et de qualité dont la détermination relève de la seule Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAQ-SUP). C’est ce qu’a souligné, vendredi, à Dakar, son secrétaire exécutif, le professeur Pape Guèye.

Pour qu’un diplôme obtenu dans l’un des établissements publics ou privés soit reconnu par l’Etat du Sénégal, sa légalité et sa qualité doivent être validées en premier lieu par Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur (ANAQ-SUP). « Désormais, il y a deux fondements pour la reconnaissance des diplômes au Sénégal, à savoir le principe de l’égalité et le principe de qualité, assurés par l’ANAQ-Sup », a fait valoir le professeur Pape Guèye, lors d’une rencontre d’informations avec les journalistes chargés des questions d’éducation. L’ANAQ-Sup, mis en place depuis 2012, a permis de « réformer les procédures réglementaires de reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur en permettant à l’Etat de s’assurer de la qualité des diplômes et des établissements qui forment des ressources humaines mises sur le marché », a indiqué son secrétaire exécutif.

Pour ce faire, elle a mis en place « deux principes majeures » dont celui relatif au « respect de la légalité de l’ensemble des établissements qui délivrent les diplômes », selon Pape Guèye, précisant que le deuxième principe vise à assurer que « la qualité préside à la délivrance de ces sésames ». Aussi l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieure est-elle chargée de dérouler les procédures d’accréditation et d’habilitation permettant de « faire des évaluations, institutionnalisations et des évaluations de programmes ».  L’Etat veille de cette manière à « la professionnalisation accentuée » des formations pour permettre l’employabilité des diplômés des institutions aussi bien publiques que privées.

Selon le secrétaire exécutif de l’ANAQ-SUP, un décret datant de mai 2015 a été « le parachèvement de l’harmonisation et de la simplification des modalités et procédures de reconnaissance des diplômes, titres et grades, tout en rétablissant l’équité entre diplômes ‘’publics’’et diplômes ‘’privés’’. « Il y a une grande amélioration de la qualité dans l’enseignement supérieur puisque aucun établissement ne peut construire un curriculum, un programme ou un cheminement de formation sans les faire passer par des standards édictés par les référentiels de l’ANAQ-Sup », a-t-il dit.

Ce respect des standards dans les programmes permet aux établissements du supérieur de recevoir l’habilitation et l’accréditation de l’ANAQ-Sup, un point qui conditionne désormais depuis deux ans la reconnaissance internationale, particulièrement celle du CAMES, le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur. Aux yeux du secrétaire exécutif de l’ANAQ-Sup, Il fallait renforcer la qualité de l’enseignement supérieur dans un contexte d’économie du savoir.

Créée en même temps que la Direction de l’enseignement supérieur, l’ANAQ-Sup occupe « une place primordiale » dans la réforme de la gouvernance et du pilotage de l’enseignement supérieur, dans le cadre d’une réforme globale entreprise par le gouvernement sénégalais depuis quelques années.  Il s’agissait de revoir « le pilotage central » du secteur alors confié au ministère de tutelle, au profit d’organes nouveaux visant à renforcer la gestion la qualité, le contrôle et la régulation.

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