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Augmentation du coût de la vie étudiante: les syndicats étudiants s’alarment

coût de la vie étudiante
Picture dated 17 February 2006 in Paris of the main facade of the University Pierre & Marie Curie (UPMC). UPMC is the largest French university which covers sciences from mathematics to medicine: e.g. Pure & Applied Mathematics, Computation Science & Mathematical Engineering, Computer Science, Mechanical Engineering & Robotics, Electronic & Electrical Engineering, Physical Applications, Fundamental & applied Physics, Chemistry, Geology & Environment, Oceanologic Sciences, Life Sciences, Medical Sciences. UPMC hosts 30 000 students, among which 3200 doctoral candidates. UPMC staff approximates 1950 professor. (Photo by BERTRAND GUAY / AFP)

Loyers, alimentation ou encore produits d’hygiène: les deux principaux syndicats étudiants estiment à plus de 2 % l’augmentation du coût de la vie étudiante entre 2018 et 2019. Elles réclament une réforme des aides financières destinées aux jeunes qui suivent des études.

2.285 euros. C’est le montant moyen que devra débourser un étudiant en licence, non boursier et âgé de 20 ans, pour assurer la rentrée universitaire 2019, selon l’étude de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) publiée ce dimanche. C’est environ 2 % de plus qu’en 2018, année qui avait vu ce montant diminuer par rapport à 2017. «L’année dernière, le budget d’un étudiant pour la rentrée avait baissé du fait la suppression de la cotisation à la sécurité sociale, mais on observe en 2019 une augmentation importante d’autres postes de dépenses, qui étaient restés stables l’année dernière», explique Orlane François, présidente de la Fage. Calculés sans prendre en compte les aides au logement ou l’accompagnement parental, ces chiffres montrent, selon elle, «qu’il est impossible, pour les étudiants, de couvrir ces dépenses de manière indépendante».

Augmentation des loyers

Ce sont effectivement les dépenses liées à la vie courante qui augmentent le plus, davantage que les frais ponctuels et directement liés à la rentrée universitaire. En 2019, ils s’élèveront en moyenne à 1.135 euros par mois, soit 2,73% de plus qu’en 2018, selon la Fage. Du côté de l’Unef, qui a également publié son enquête le 16 août dernier, on évalue cette augmentation à 2,83%.

Paradoxalement les coûts de la vie étudiante augmentent davantage en région (+3 %) qu’en Île-de-France (+1,9%), selon la Fage. Une différence qui s’explique notamment par la hausse des loyers, de 3,4 % en région, contre 0,9 % en île de France. «L’augmentation globale du nombre d’étudiants en France les pousse à se diriger davantage vers des villes de taille moyenne, comme Limoges ou Angers, qui voient leurs loyers augmenter. À cela s’ajoute la fusion de différentes universités, comme celles de Lyon et Saint-Étienne, qui rendent ces villes plus attractives pour les étudiants», appuie Orlane François.

Les loisirs, dont le montant augmente d’environ 4,3 %, sont également concernés, mais aussi les frais liés à l’alimentation, aux vêtements et aux produits d’hygiène ou d’entretien. Pour ceux-là, il faudra compter entre 308 et 340 euros par mois, soit 3,9% de plus que l’année dernière. Idem pour les complémentaires santé, dont le prix augmente de plus de 2%.

Une augmentation supérieure au taux d’inflation

Dans son communiqué, l’Unef souligne que cette augmentation globale du prix de la vie étudiante est supérieure au taux de l’inflation (1,20%). Les deux syndicats réclament des mesures pour mieux accompagner financièrement les étudiants. «Lutter contre la précarité étudiante, c’est aussi un moyen d’améliorer leur taux de réussite», a soutenu Mélanie Luce, présidente de l’Unef, sur RMC ce lundi.

Selon Orlane François, l’augmentation du coût de la vie courante pour les étudiants a en effet pour conséquence de les inciter à exercer un travail salarié, alors que les emplois destinés aux étudiants se précarisent sous l’effet de la montée en puissance de plateformes telles que Deliveroo ou Uber Eats. «Si elles offrent aux étudiants la possibilité de choisir leurs horaires, et donc d’être facilement compatibles avec leurs cours, elles sont aussi synonymes de salaires très bas et d’une absence de protection sociale», souligne-t-elle. Autant de temps passé à travailler pour les plus précaires, qu’ils auraient pu passer à se détendre ou à réviser, selon Mélanie Luce.

«S’il est certain que le coût de la vie étudiante ne descendra jamais en dessous d’un certain seuil, il nous paraît important de faire en sorte que tous les jeunes puissent étudier sereinement, notamment en réformant le système de bourses sur critères sociaux, et en remplaçant les fameux «échelons» par un calcul linéaire en fonction des revenus de l’étudiant et du foyer fiscal auquel il est rattaché», conclut Orlane François.

 

lefigaro.fr

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Written by Fama

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