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Ma chère patrie au rythme de la “LMD”

Les derniers événements relatés dans la presse nationale recèlent une certaine dose d’inquiétude quant à la véritable maturité du peuple sénégalais. Quand le capital culturel d’une société devient la panacée de ce qui devrait constituer ses moments récréatifs, de détentes pour ne pas dire de loisirs participant tout de même aux phases respiratoires qui doivent réguler les intenses moments de productions positives, il y a de quoi avoir peur. Nous vient en mémoire “Nuit de Sine”, le poème culte de Senghor, l’enfant de Joal, où les séances de luttes, de danses et de chants ne sont organisées qu’après les récoltes afin de communier dans une ferveur participative.

Plus de cinquante bonnes années après notre accession à la souveraineté internationale, il semble que les hommes et femmes du pays ont une préoccupation beaucoup plus pressante que les urgences du moment. Qui dit mieux ! La lutte, la musique et la danse sont devenues aujourd’hui les trois réelles temporalités qui rythment le vécu quotidien du peuple sénégalais.

Dans une société résolument tournée vers l’avenir, le non-encore-advenu, avec sa logique de profondes mutations ; de reculs et d’avancées, force nous oriente à voir les implications directes et/ou indirectes qui demandent une certaines postures. Le ndeup national auquel un grand universitaire du pays, M. Mbaye THIAM pour ne pas le nommer, a depuis longtemps fait appel est plus qu’urgent. C’est une nécessité si évidente que la préservation du peu de positif qui nous reste en dépend.

Le danger est réel et en faire face est notre seule voie de salut. Car « ne pas voir le danger quand il vous menace », disait Arthur Conan Doyle, « est une preuve de bêtise et non de courage ».

L’histoire nous a tout le temps enseigné que le déclin de toutes les grandes civilisations a commencé avec un sentiment de démission communautaire, publique, consensuelle. Sommes-nous assez aveugles, sourds, muets pour ne pas tirer des leçons pratiques de ce qui a englouti, pour donner un exemple, la Grèce antique ? La faillite nous guette !

Le feu Président Kéba MBAYE avait, dans sa leçon inaugurale prononcée à l’UCAD, indiqué la voie pour le Renouveau : le travail et l’éthique. Oui, un Renouveau participatif pour un développement intégral. Hélas ! que nous sommes assez embarqués dans le cercle vicieux dont les trois principaux points sont la Lutte avec des exhibitions de muscles, la Musique avec des propos obscènes et malveillants, la Danse avec ses gestes à vous faire voir les parties intimes de celles dont l’éducation de l’une d’entre elles assurerait, d’après l’auteur d’Une si longue lettre, la prospérité de toute une nation.

Ces trois temporalités ont installé une plaie dans le cœur et la conscience de bon nombre de compatriotes. Toutes nos chaines de télé et radio à grande audience n’offrent que ces trois vices. Par vice, nous entendons un excès dans toute chose, car son contraire s’exprime dans la modération. La tyrannie avec laquelle ces trois vices nous