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Cinq fautes d’orthographe courantes à bannir de nos mails

fautes d'orthographe

ORTHOGRAPHE – Faut-il écrire «il monte au second étage» ou «au deuxième étage» ? «c’est de cela dont il s’agit» ou «c’est cela dont il s’agit» ? Les erreurs d’expression fleurissent chaque jour sur Internet. Le Figaro revient sur cinq d’entre elles.

Internet est leur deuxième jardin. Les fautes d’orthographe s’égrainent et fleurissent chaque jour dans nos courriers électroniques. Impossible d’arrêter leur croissance. Et pour cause nombre d’entre elles sont passées dans le langage courant. Alors? Quand faut-il préférer la locution «avoir affaire à» plutôt que «avoir à faire»? Faut-il écrire «j’ai confiance dans ce remède» ou «en ce remède»? Le Figaro revient sur cinq scories du quotidien.

● Second ou deuxième?

«- Vous montez à quel étage? – Le deuxième.» Les usagers de l’ascenseur se suivent mais ne se ressemblent pas. Et pourtant, cette phrase est aussi courante que banale. Faut-il comprendre qu’elle est exacte? Pas selon le bon usage.

«On peut, par souci de précision et d’élégance, réserver l’emploi de “second“ aux énoncés où l’on ne considère que deux éléments», explique l’Académie française. Exemple: «-Vous montez à quel étage? -Le second, c’est l’étage le plus haut.» On emploiera le terme «deuxième» lorsque l’énumération excédera ce chiffre. Exemple: «Vous allez au deuxième ou troisième étage?»

La distinction ne sera pas toutefois obligatoire, indiquent toujours les sages. Ce, quand bien même on évitera d’employer le mot deuxième dans la locution «Seconde Guerre mondiale». À moins que l’on insinue qu’une troisième guerre soit en cours de préparation…

● S’avérer vrai et s’avérer faux

Ce sont des pléonasmes qui ont la dent dure. À l’image des tautologies «descendre en bas», «sortir dehors», etc. qui constellent notre quotidien, les locutions «s’avérer vrai» et «s’avérer faux» foisonnent dans nos mails et nos discussions. À tort. Ainsi que l’indique Le Trésor de la langue française, le verbe «avérer» emprunté au latin médiéval a(d)verare est dérivé du latin verus, qui signifie «vrai». L’assortir de l’adjectif «vrai» constitue donc un pléonasme et le faire suivre de l’adjectif «faux», un non-sens.

On emploiera correctement le verbe «avérer», c’est-à-dire «établir comme vrai» avec l’auxiliaire être. Exemple: «Il est avéré que les adolescents aiment la glace au chocolat». On utilisera autrement le verbe à la forme pronominale, «s’avérer» dans le sens de «se révéler, se trouver». Exemple: «Il s’avère que nous avions raison depuis le début.»

● «C’est de cela dont il s’agit»

La faute est facile. Et pour cause, elle est aussi courante que normale. Quand on ne dit pas «c’est de cela dont il s’agit», on entend «c’est de votre avenir dont il s’agit». Dommage. Car si l’intention y est, l’expression elle, est erronée. Retenons alors une simple règle qui nous fera oublier cette vilaine coquille.

Lorsque «dont» est employé pour marquer «l’appartenance», il est inutile de l’associer à un autre pronom relatif, indique l’Académie française. Exemple: «L’homme dont on envie les succès» et non pas «L’homme dont on envie ses succès».

Rappelons-nous par ailleurs que la préposition «de» est déjà contenue dans le pronom «dont» qui signifie en réalité «de qui, de quoi». Le pronom «dont» ne pourra donc jamais être associé à la préposition «de». Exemple: On ne dira pas «c’est de cela dont il s’agit» mais «C’est cela dont il s’agit» ou «c’est de cela qu’il s’agit».

● Attrait, à trait et avoir affaire et à faire

L’oral peut s’avérer bien fatal. En témoigne le mauvais usage fréquent des formules «attrait» et «à trait», «avoir affaire» et «à faire». Quand faut-il employer la préposition ou le substantif? L’Office québécois de la langue française nous éclaire. Le mot «attrait» signifie «qualité qui attire ou séduit», «goût». On l’emploiera par exemple dans une phrase comme: «L’attrait qu’il éprouve pour elle est sans équivoque.» La locution «à trait» signifie quant à elle «est relatif à, concerne». Exemple: «Il s’occupe de tout ce qui a trait à la musique et aux arts.»

Qu’en est-il de «avoir affaire»? On emploie «avoir affaire» quand un locuteur se retrouve confronté à quelqu’un ou quelque chose. On peut le remplacer par «être en rapport avec». Exemple: «Tu vas avoir affaire à (être en rapport avec) moi si tu continues.» A contrario, on utilise «avoir à faire» lorsqu’il est question d’un travail à réaliser. La locution peut être remplacée par «avoir à réaliser, refaire». Exemple: «Je te quitte, j’ai à faire (réaliser) plein de choses.»

● J’ai confiance en l’avenir

La confiance se construit au fur et à mesure du temps, de nos expériences, comme de nos erreurs. Y compris sur le papier. Faut-il écrire «j’ai confiance en l’avenir» ou «confiance dans l’avenir»? Les deux formules semblent en tout point identique. Et pourtant, elles auront le don de faire la différence sur le papier ou dans un mail.

Rappelons-nous en effet une très courte règle. On emploiera la préposition «en» lorsqu’elle précédera une personne. Exemple: «J’ai confiance en toi.» On utilisera en revanche la locution «avoir confiance dans» devant un inanimé. C’est le cas du mot «avenir». On écrira ainsi: «J’ai confiance dans l’avenir.»

À noter que l’on préférera employer «dans» devant un article défini et «en» devant un article indéfini, indique l’Académie française. Exemple: «J’ai confiance en un remède.»

lefigaro.fr

Abdourahmane

Posté par Abdourahmane

Je suis Diplômé en Aménagement et Gestion Urbaine en Afrique, Spécialiste en économie urbaine en même tant Reporter et Éditeur au Journal Universitaire. Je suis également un passionné des TIC.

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